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VIE ET OEUVRES
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L’histoire
du Congo RDC et du Kimbanguisme à proprement parler, est
marquée par la
colonisation du pays par les Belges. A partir de 1885, le Congo
« propriété
personnelle » du roi
Léopold II, vie son aire la plus
sombre. La population est constamment brutalisée et
contrainte
à exploiter ces
propres richesses au profit des colons. Le gouvernement ainsi que
l’administration est régenté par
l’autorité belge. C’est à
cette époque
que
naquit Simon KIMBANGU. |
Il
vu le jour le 12 septembre 1887 à
Nkamba, région montagneuse, située au sud-ouest
du Congo. Il
perdit sa mère quelques mois après sa naissance
et fut
confié à sa tante
maternelle. Celle-ci l’élèvera comme
son fils, lui
donnant l’amour qu’un enfant
pourrait attendre d’une mère. Simon
KIMBANGU reçu une éducation religieuse chez les
baptistes
et passait ses
journées à lire la
Bible et
devint très
vite catéchiste. A
l’âge de 26 ans, il épousa Marie Muilu
avec qui il
eut trois enfants : Charles
Daniel Kisolokele Lukelo, Paul
Salomon Dialungana Kiangani et
Joseph
Diangienda
Kuntima.
C’est
en 1918, que Jésus-Christ fut son premier appel à
Simon
KIMBANGU. Comme Moïse
et d’autres apôtres avant lui, Simon KIMBANGU avait
le
privilège de voir et de
converser avec le Christ. Lors
d’un entretien, Jésus-Christ lui dit
qu’il devait
commencer sa mission
d’évangélisation et de
guérison des malades.
Dans un premier temps, celui-ci
pris peur et s’enfuit loin de son village
laissantderrière
lui, femme et enfants. Seulement,
les avertissements du Christ devinrent de plus en plus pressants et
menaçants.
Le Christ lui adressa un ultimatum, lui promettant la mort
s’il
refusait
d’obtempérer. Simon KIMBANGU revint alors
à Nkamba,
où il avait laissé sa
famille et commença sa mission le 6 avril 1921.
Sa
première œuvre fut de guérir une jeune
femme
à l’agonie nommée Nkiantondo.
Simon KIMBANGU lui imposa les mains et lui pria de se lever au nom de
Jésus de
Nazareth. Celle-ci fut immédiatement
guéri et se
leva. Nkiantondo
ne crut pas à ce miracle et aussitôt
rétabli, se
mit à injurier son guérisseur.
Simon KIMBANGU affecté par cet incident, confia
ses
regrets au
Christ et lui demanda
conseil.
« Tu
dois souffrir comme j’ai moi-même souffert ainsi
que ceux
qui ont marché sur
mes voies, mais tu vaincras car je serais avec
toi », lui
dit
Jésus-Christ.
C’est
à partir de ce fait que le nom de Simon KIMBANGU
commença
à résonner partout au
Congo.
Nkamba,
autrefois village paisible, accueillit du jour au lendemain des
dizaines de
milliers de personnes. Les uns souhaitaient la guérison
d’un malade ou une
résurrection, les autres souhaitaient entendre la bonne
parole
et rencontrer
celui que tous voyaient déjà comme
étant
l’envoyé de Jésus-Christ sur la terre.
Dans ses prédications Simon KIMBANGU conseillait sans cesse
la
lecture des dix
commandements. Il prêchait également de bannir
l’adultère, l’alcool, le
fétichisme et d’avoir l’amour du
prochain.
Ses
œuvres furent multiples : Il fit marcher les
paralytiques,
redonna la
parole aux muets, fit entendre les sourds, voir les
aveugles…
Impressionnée par
ces actes, la foule accourait de plus belle à Nkamba. Face
à la grande charge de travail, Simon KIMBANGU
décida,
avec l’accord du Christ,
de prendre douze apôtres qui reçurent des pouvoirs
divins. A
partir de mai 1921, les catholiques et les protestants aidés
par
la presse
coloniale belge, s’efforcèrent à
alarmer les
pouvoirs belges sur l’influence
néfaste du Mouvement
kimbanguiste.
L’église
catholique alerta les autorités belges de la puissance de
Simon
KIMBANGU,
l’accusant d’inciter la population à la
grève
et de mener une campagne contre
les blancs. Beaucoup d’hommes
désertèrent
effectivement les usines pour Nkamba,
rencontrer celui dont tout le monde parlait. Même les malades
quittèrent les
hôpitaux pour se rendre dans le célèbre
village.
Tous voulaient approcher,
voir, toucher ce dernier qui, de plus est, était un homme
noir.
Malgré
les avertissements incessants de l’église
catholique et
protestante qui
voyaient leur église se vider de jour en jour, le
gouvernement
belge resta
longtemps inactif. Plusieurs missionnaires se rendirent à
Nkamba
vérifier ces
accusations. Aucun ne reconnut le pouvoir de Simon KIMBANGU. Pendant ce
temps,
par ces miracles, l’envoyé du Christ attirait de
plus en
plus de personnes
venues de contrée lointaine d’Angola,
du
Congo français, et de Centre Afrique.
Le
1er
juin 1921, le gouvernement décida de mettre fin
à cette
situation. Commença alors « la chasse aux
kimbanguistes. » Beaucoup
furent arrêtés et emprisonnés,
d’autres
furent fouettés et humiliés
publiquement pour servir d’exemple. Un administrateur au nom
de
Morel, se
rendit à Nkamba accompagné des soldats afin
d’arrêter Papa Simon KIMBANGU. Ils
réussirent à arrêter trois
apôtres de Simon
KIMBANGU mais pas ce dernier.
En
effet, la mission de Simon KIMBANGU sur terre était loin
d’être achevée. Son
arrestation aurait été à
l’encontre des
tâches qui lui restaient à accomplir.
Face à Morel et sa garde, Simon KIMBANGU disparut les
laissant
au dépourvu. Fou
de rage, l’administrateur et ses soldats
saccagèrent et
pillèrent le village.
Durant plusieurs mois Simon
KIMBANGU fut
activement recherché, mais sans succès.
Pendant
ce temps, Simon KIMBANGU sillonnait les villages congolais
prêchant la bonne
parole et continuant à accomplir des miracles.
Le
10
septembre 1921, de son plein gré, il
décida de se rendre aux autorités belges. Au
préalable, lors d’un culte matinal
à Mbanza Nsanda, il adressa un dernier message aux nombreux
fidèles présents.
Dans son célèbre discours, Simon KIMBANGU
prédit
de nombreuses prophéties mais
celui qui marqua les mémoires fut l’annonce future
de
l’indépendance du peuple Congolais.
Il pria les fidèles à poursuivre la lecture de la
Bible
et d’adopter un
comportement exemplaire.
Il
se rendit ensuite de village en village terminer le travail que
Jésus-Christ
lui avait confié avec son bâton au pouvoir divin,
qui
l’aida à achever sa
mission.
Il
se rendit enfin à Nkamba où il fut ses adieux
à la
population, sachant que ses
heures de liberté étaient désormais
comptées. La capture tant attendue par les
autorités belges de Simon Kimbangu eu lieu le 12 septembre
1921.
Il
fut arrêté avec ses apôtres. Deux
d’entre eux
manquaient à l’appel et furent
capturé quelques jours après, avec Maman Marie
Muilu et
ses trois enfants.
Le
procès de Simon KIMBANGU débuta le 18 septembre
de la
même année.
Simon
KIMBANGU fut condamné à la peine de mort et
à
ses collaborateurs à des
travaux forcés à vie. Marie Muilu et ses
enfants furent relâchés par la suite.
Alors
que tous les antikimbanguistes jubilaient à
l’idée
de voir l’Envoyé du Christ
exécuté, la justice rejugea son procès
sous
l’ordre du roi des Belges et le
condamna à la prison à vie. Il fut
envoyé dans une géode à Elisabethville
(aujourd’hui renommé Lubumbashi), où il
passa les trente dernières années de sa vie.
Ces
longues années de prison ne furent qu’humiliation.
Papa
Simon KIMBANGU dormait dans une cellule de 1,20 m de long sur 0,80 de
large,
soit la dimension d’une armoire moyenne. Ces
années de
détentions ont également
fait de lui le prisonnier le plus vieux du monde.
Il
mourût le 12 octobre 1951. Après sa mort (et
pendant son
incarcération) la
répression des kimbanguistes fut sans
merci.
Pourquoi
Simon Kimbangu fut-il arrêté ? Quel a
été son crime ?
Simon
KIMBANGU enseignait la Bible et tirait toutes ses
prédications
du livre sacré.
Il prêchait constamment aux fidèles kimbanguistes
de bien
se conduire en
famille et dans la société. Il n’attisa
aucune
haine contre les Belges. Au contraire,
il prônait l’amour du prochain et cela toute race
confondue.
La
seule chose
qu’il prédit et qui nuit aux colons, fut
l’annonce
de l’indépendance du peuple
congolais et l’émancipation future de la race
noire. La
colonisation n’a servit
à aucun peuple. L’Histoire
nous l’a
démontré. Simon
KIMBANGU est mort en martyr
mais sa sagesse et son enseignement retentissent encore dans le
cœur de ceux
qui l’ont connu et dans celui de tous les kimbanguistes
encore
vivant.
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