MESSAGE DU CHEF
SPIRITUEL DU 16 AOUT 2008
A NKAMBA NOUVELLE JERUSALEM
Dans la profusion des messages du Chef Spirituel qui nous
sont largement diffusés ou émis, Dieu nous parle de Lui-même en employant la
troisième personne du singulier ou du pluriel. Ce signe distinctif est sa
manière à lui de nous prouver qu’il s’est
réduit et rabaissé à notre niveau ; qu’il a dissimulé
sa Sainteté dans la représentation la plus simple de l’homme. Et nous, nous
continuons à nous voiler la
face, en faisant semblant de ne pas comprendre, dans notre
petit savoir, ce qui est
si révélateur !
Le préambule du Chef Spirituel s’est aligné de la manière
suivante :
[Dans la vision d’Ezéchiel, nous n’étions que des
squelettes, un tas d’ossements
jetés dans trou béant, dans un gouffre de misères. Dieu,
toujours dans sa clémence
manifeste, lui avait ordonné d’étendre les bras et de
prononcer les formules
ci-après :
-
« Que les os soient recouverts de chair » ; et ils le furent
-
« Que les os soient irrigués par l’eau et le sang » ; et ainsi
fut fait
-
« Que les os bougent » ; et ils s’animèrent.
Ceci marqua le prélude du retour à la vie de la race noire
opprimée pendant quatre
mille quatre cents ans].
Après un bref rappel de l’enfance malheureuse de Papa
KULUNTU, de Papa DIANGIENDA
et de Papa DIALUNGANA, le Chef Spirituel a abordé la
spécificité de la lourde
mission qui incombait à Papa Mfumu’ambanza : être le
gardien de la très sainte Cité
de Nkamba-Jérusalem.
Nous savons, d’après les vestiges de
l’histoire et du passé qui
ont entouré nos PAPAS, que Papa Mfumu’ambanza était resté à
Nkamba avec sa mère
Maman Marie MUILU. Leur vie quotidienne n’était pas
une sinécure, puisqu’ils
s’adonnaient aux divers travaux des champs, sans compter
qu’en plus il leur fallait
assurer la réception de tous les visiteurs qui se rendaient
à Nkamba. Un jour, en
débroussaillant un champ, Papa Mfumu’ambanza sans le savoir
délogea de son refuge un
serpent qui le poursuivit jusqu’à l’entrée du village où,
exténué par sa course, il
s’affala par terre et le serpent, tout aussi fatigué que la
proie qu’il talonnait, s’arrêta et n’avança
plus… Satan pensait frapper une fois de plus. Toujours dans
les déboires qui étaient devenus son lot quotidien sous le
joug colonial, il fut
imposé à Papa Mfumu’ambanza de porter un
« tchipoyi » [1] depuis Ngombe-Kinsuka
jusqu’à Luwozi ; il marchait sans changer une seule
fois la position de sa charge,
alors que depuis Lukengo jusqu’aux villages traversés, les
autres transporteurs se
relayaient ; parmi eux les colons, quelques uns
s’étonnèrent et demandèrent
pourquoi lui, il n’en faisait pas autant. La réplique
moqueuse qui fusa de la
bouche des tortionnaires fut comme un couperet :
« Son PERE KIMBANGU le soutient,
il lui vient en aide » (ils ne croyaient pas si bien dire !!).
Peu avant l’accident qui avait failli lui coûter la vie à
Madinga, on remarqua à
plusieurs reprises que Papa Mfumu’ambanza entrait et
ressortait du Mausolée, et en
fait, son PERE l’avait prévenu qu’il serait victime d’un
accident de la route, à
l’instar de sont frère Papa DIANGIENDA qui avait déjà subi
le même sort, quelques
années auparavant. En entreprenant donc son voyage, il
savait ce qui l’attendait à
l’issue de ce périple.
L’endurance de ces souffrances ignominieuses et
sacrificielles de nos PAPAS a
constitué le pont à traverser pour permettre à toute la race
noire de fouler
librement le sol de la liberté où elle retrouvera enfin
l’entièreté de son identité
dont elle a si longtemps été privée. Mais nous, ô race noire pour laquelle ils se sont tant donnés avec
amour, nous n’éprouvons même
pas ne fusse qu’une infime partie de gratitude, ni de
fidélité envers eux ! Cette
race noire qui n’a toujours pas pris conscience du
poids de l’énorme responsabilité
qu’est la sienne ; elle ne se doute pas qu’elle est le
frein qui doit se débloquer
afin que le monde entre dans une ère de paix.
Après le port de sacs qui avait été recommandé par Papa
DIANGIENDA, la passage aux
faits concrets des promesses scellées a énormément pris du
retard. L’échéance
bénéfique tant attendu s’en est trouvée ralentie parce que
notre foi n’est pas aussi
solide que nous le prétendons. Il ne tient qu’à nous de
réajuster notre ligne de
conduite pour que les bénédictions se déversent sur nous en
une pluie de grâces.
Ressaisis-toi, Afrique et réjouis-toi car l’héritage des
joies de toutes sortes
t’appartient désormais. Ton heure de gloire est enfin
arrivée et la considération à
laquelle tu as droit te sera acquise.
En 1985, Papa Mfumu’ambanza livra certaines révélations à
Papa MBENZA. En 1996, il
connut des soucis de santé et il fit appeler dans sa
chambre, Papa Simon KIMBANGU
KIANGANI et papa KAYOMBO ; il leur fit de nombreuses
recommandations qui plongèrent
papa KAYOMBO dans un grand chagrin qui le fit pleurer. Mais
Papa Simon KIMBANGU
KIANGANI le consola en lui assurant que PAPA n’était pas sur
le point de mourir.
A sa guérison, et bien avant d’aller pendant onze mois à
Kinshasa, Papa Mfumu’ambanza
avait laissé une autre série d’instructions à Papa Simon
KIMBANGU KIANGANI qui
devait rester à Nkamba. Et en 1999, une ronde d’événements
que celui-ci patronna,
s’enchaîna les uns derrière les autres : rapatriement
du corps de maman KINZEMBO,
inauguration du Temple du Centenaire de Lubumbashi… Et de
retour d’une région
frontalière, le véhicule transportant les musiciens de la
fanfare de Mbanza-Ngungu
fut accidenté ;
l’arrière du camion
fut complètement cabossé. Papa Mfumu’ambanza, en apprenant la
nouvelle à Nkamba cria de colère ! Et Papa DIANGIENDA,
dans son repos éternel,
entendit ce grand cri de détresse de son frère, et il rendit
la vie sauve aux
musiciens. Papa Mfumu’ambanza informa alors l’entourage qui
était proche de lui que
satan avait à nouveau demandé la prolongation de son règne
terrestre. Outrés, les
proches qui étaient à ses côtés lui avaient demandé s’il
avait accepté cette
diabolique requête. Papa leur avait évidemment répondu que
non, que le règne de
satan était arrivé à son terme.
C’est pourquoi il nous est demandé, en occurrence, de
montrer un peu plus d’ardeur dans les œuvres qui s’accomplissent au sein de l’Eglise. Ne
nous complaisons pas
dans le sommeil léthargique dans lequel nous avons sombré.
Tous les signaux d’alarme
sont mis en éveil, les gyrophares clignotent de toutes les
couleurs pour nous
prévenir du châtiment imminent qui nous guette si nous ne
nous amendons pas, car la
volonté du Saint-Esprit, très clément, est de nous gratifier
de sa mansuétude.
Lorsque le terme de ses jours sur cette terre furent
proches, Papa DIANGIENDA ne
traitait plus les affaires courantes de l’Eglise ; il
orientait tous ceux qui
allaient le consulter, vers son frère Papa Mfumu’ambanza
qui, par délégation, avait
pris la relève et s’était attelé à la tâche et gérait tout
ce qu’il fallait en
prenant les décisions qui s’imposaient. N’ayant rien compris
de cette passation de
service, l’extrême bêtise habituelle des gens avait tôt fait
de dénigrer sa
position, de contester son droit à la parole, de ne pas lui
reconnaître une
quelconque autorité. Pour cette classe d’individus, il n’avait
pas l’étoffe d’un
Chef hiérarchique.
Entre autre, dans les dernières recommandations de Papa
DIANGIENDA, il avait
fortement insisté sur le caractère sacré de son PERE dont il
demandait que nous
perpétuions l’œuvre salvatrice. Nous avons le formel devoir
d’élever le NOM de
KIMBANGU en grandeur.
[1] Tchipoyi (ou kipoyi en kikongo) :moyen de transport
ancestral quasi servile
composé d’un tissu ou d’une autre matière textile dont les
bouts étaient noués aux
quatre extrémités de deux bâtons solides posés sur les
épaules de quatre personnes,
ou parfois deux seulement, c’était selon ; il servait à
porter à pieds une personne,
sans souci de distance à parcourir.
Synthèse transmise le 22 Aout 2008
Publiée le 22 Aout 2008
Presse Kimbanguiste France, Paroisse de Rennes