MESSAGE AUX JEUNES DU CHEF SPIRITUEL DU MARDI 11 MARS 2008
A NKAMBA NOUVELLE JERUSALEM
Chaque mardi à Nkamba-Jérusalem, est le moment privilégié ou
le Chef Spirituel s’entretient avec la jeunesse kimbanguiste. Il incite les
jeunes à l’éveil spirituel dans la mesure où le flambeau du devenir de l’Eglise
est entre leurs mains. Il n’est donc plus temps de se complaire dans la torpeur
improductive. Il est vrai que les montagnes à escalader sont très élevées et il
faut passer par une panoplie d’obstacles avant d’en atteindre le sommet. La
motivation première qui animait les jeunes commence à s’essouffler et une
grande lassitude les gagne peu à peu. Aller à Nkamba pour s’y impliquer dans
les diverses activités liées aux travaux qui sont en souffrance, ne semble plus
représenter d’intérêt pour eux ; or, ils oublient que derrière la façade
de tout cela, il y a un but, une finalité bénéfique.
Nous avons la nette impression que nos prières sont devenues
vaines car nous n’obtenons aucune satisfaction depuis le temps que nous mettons
nos genoux à terre pour implorer Dieu. Nous nous méprenons car Dieu nous
accordera plus que ce à quoi nous nous attendons.
Au terme de son emprisonnement, Papa Simon KIMBANGU avait
déclaré qu’il ne retournerait plus dans sa minuscule cellule. C’est à ce moment
capital que nous que nous avons tous été sortis de la dépendance totale, de
l’esclavagisme. Mais depuis que nous avons été libérés de cette servitude, nous
sommes encore devant la porte de notre prison. Nous piétinons sur place, nous
n’avançons guère. Le souci du Chef Spirituel est que nous continuions sur notre
lancée, que nous ne faiblissions pas, sinon nous encourrons la sanction d’un
retour éventuel dans les gouffres sinistres d’une autre servilité. Il ne cesse
pas de nous faire un rappel constat des choses et des faits, tels qu’ils ont
été définis par Papa Mfumu’anlongo.
Son Eminence a momentanément passé la parole à papa NTULA
(qui fit la connaissance de Papa Simon KIMBANGU KIANGANI, le 24 Avril 1942 ;
il n’avait alors que six ans), pour un témoignage saisissant dont nous avons
retenu l’essentiel :
« Des Trois PAPAS réunis, un seul être en est
sorti : Papa SIMON KIMBANGU KIANGANI. En 1918, il dissimula le nom de
KIMBANGU afin que nul au monde ne découvre QUI il était. Il s’appela alors
DIANGIENDA en spécifiant que le jour où il renaîtrait sur terre, il
reprendrait, le 12 Octobre 1951, son patronyme de KIMBANGU KIANGANI, tel que ce
nom-là existait déjà depuis le
commencement dans le Royaume des Cieux.
Pour les quatre vingt ans de Papa Mfumu’ambanza à Kinshasa,
papa Ntula qui avait été nommé Responsable des jeunes, par Papa KULUNTU, prit
la parole : en 1930, ses grands-parents reçurent Papa Simon KIMBANGU
KIANGANI chez eux. Au cours de la conversation qui s’ensuivit, il leur révéla
que lui KIMBANGU était le créateur du ciel et de la terre, qu’il était le Saint
Esprit incarné et que le monde verrait la naissance de ses Trois Enfants. Son
deuxième fils s’appelait DIALUNGANA KIANGANI et lui, il était son PERE. Dans la
hiérarchie divine, il y avait eu au Ciel, une effervescence de protestations
provoquée par Lucifer qui revendiquait un droit de partage du pouvoir et du
trône céleste. Papa Mbanza en tant que Jésus-Christ, prit la parole pour la
défense de son Père, en s’adressant au fauteur de trouble en ces termes :
« ne connais-tu donc pas cet Homme-là ? Il s’appelle KIMBANGU
KIANGANI. Je suis son Fils et mon Père te précipitera hors du royaume des
cieux, pour avoir voulu par orgueil, te confronter à Lui. Puis, au moment où il
redescendra sur terre sous le nom de KIMBANGU KIANGANI, ce sera pour décanter
le monde de ses impuretés afin de n’en garder que le meilleur »
Quand survint la guerre civile qui s’étéla jusqu’en 1949,
ceux qui avaient su que Papa Simon
KIMBANGU avait été reçu dans la maison des grands-parents de papa NTULA, la
détruisirent et sa famille entière fut assassinée, à l’exception de sa mère qui
survécut miraculeusement. En 1971, Papa DIANGIENDA KUNTIMA, manifesta le désir
d’aller à Nkumba pour aller visiter l’endroit même où la maison desdits grands-parents
avait été brûlée.
En revenant à ce fameux jour du 24 Avril 1942 qui devait
marquer son destin, papa Ntula et
d’autres enfants qui jouaient dans la cour, virent arriver un homme vêtu d’un
boubou et d’une culotte, qui pédalait sur un vélo qui n’avait qu’une
roue ! Les enfants trouvèrent ce fait très singulier. Sa mère, ayant vu
l’étranger, s’agenouilla, prit le vélo qu’elle adossa contre le mur de la
maison, puis elle courut prendre une chaise pour l’inviter à s’asseoir. L’homme
lui demanda d’appeler son fils ; lorsque l’enfant s’approcha d’eux, il le
prit sur ses genoux et lui dit sentencieusement : « Ce que je vais te
confier aujourd’hui restera un secret que tu enfouiras profondément en toi,
jusqu’à ce je revienne. Ta conduite sera exemplaire, tu ne danseras pas car
c’est à cause de la danse que Jean fut décapité. Mon nom de Simon KIMBANGU
KIANGANI sera reconnu sous le règne de la deuxième République, lorsque le Chef
de l’Etat proclamera le recours à l’authenticité. C’est alors que mon nom
authentique deviendra KIMBANGU KIANGANI. Je suis le patriarche des patriarches.
Puis, lorsque tu entendras parler de la conférence internationale sur Simon
KIMBANGU, mes enfants ne seront plus physiquement de ce monde, mais en esprit,
ils seront en moi que vous verrez.
Le 3 Octobre 1979, Papa Mfumu’anlongo réunit le Collège pour
un concile à Luntendele où il leur fit part de son mécontentement, de sa grande
déception du fait qu’ils ne respectaient ni ne valorisaient pas encore le nom
de son Illustre Père dont la puissance doit être proclamée dans le monde
entier.
C’est celui qui emprisonne qui libère. Qui avait donc donné
l’aval aux Belges pour qu’ils arrêtent et incarcèrent son Père ? « La
race bakongo ! ». Ce sont les « bakongo » qui avaient
livré Papa Simon KIMBANGU aux mains des Belges car il était devenu un obstacle
extrêmement gênant pour eux. Ils leur demandèrent de le faire disparaître de la
manière qu’ils jugeraient très appropriée. Mais par sa divinité, Papa Simon
KIMBANGU sortit de sa prison pour montrer au monde tout l’éclat de sa
puissance. Sa liberté n’est pas considérée définitive aujourd’hui, car il est
bloqué devant la porte de sa geôle et il attend ; il attend que ceux qui
avaient commandité son arrestation le délivrent ; qu’ils le fassent partir
de la porte d’où il ne bouge pas. Si cette libération totale n’est pas accordée
à son Père, tout ce que nous entreprendrons sur cette terre, pour notre
évolution, sera d’avance voué à un échec cuisant. En délivrant Papa Simon
KIMBANGU, nous aurons enfin le droit de jouir des trois quarts de connaissances
qui nous ont été destinés depuis des siècles. Comment parvenir à ce
résultat ? En nous départissant de tout ce qui est obscur, entrave,
occulte, afin de rétablir notre liaison spirituelle avec Papa Simon KIMBANGU,
le Dieu de l’univers. Ensuite, « la race bakongo » qui a trahi
mon Père, mènera les démarches requises auprès des Belges pour sa
réhabilitation. Que tous les « bakongo » éparpillés dans le monde
sachent qu’ils portent en eux la marque de leur trahison. C’est pourquoi
jusqu’à ce jour, la valorisation de l’homme noir demeure problématique, où
qu’il soit.
En 1980, une délégation de sages se rendit, le cœur lourd,
auprès de Papa Kuluntu qui les orienta plutôt vers Nkamba auprès de Papa Mbanza ;
arrivé sur place, celui-ci les renvoya à Kinshasa en leur soulignant que c’est
là-bas qu’ils seraient entendus devant les Trois PAPAS réunis, pour le problème
qui les tenaillait.
Pour avoir reconnu la faute commise, pour le repentir
ressenti et pour la demande de pardon, concernant la responsabilité des
« bakongo » dans l’arrestation de Papa Simon KIMBANGU, Papa
Mfumu’anlongo annonça à la délégation des sages qu’ils seraient le point de
départ, les premiers investigateurs dans le processus de la libération de la
race noire. Les morts avaient également demandé pardon pour cette faute d’une
intense gravité.
Le premier acte avait donc consisté à se rendre d’abord dans
le Mayombe où une cérémonie de port de sac fut organisée. A leur retour, Papa
Mfumu’ambanza s’exclama : « la victoire est certaine par la force de
l’unité ! ». La recommandation expresse de se rendre dans les deux
Kasaï et au Katanga où Papa Simon KIMBANGU purgea trente années de sa peine
d’incarcération, fut donnée à la délégation. Dans ces trois régions eut lieu la
même cérémonie de port de sac. Tout ce rituel mis en place eut pour objectif de
dégager Papa Simon KIMBANGU de la porte de sa prison.
Séparons le jour des ténèbres et rachetons-nous une conduite plus intègre
pour la rémission du péché extrêmement pesant dont nous nous sommes rendus
coupables. Libérons-nous de l’emprise de Satan. » (Fin du témoignage de
papa Ntula).
A sa reprise de parole, le Chef Spirituel a parlé, entre
autre, du Chinois qui s’est rendu à Nkamba pour une visite ? Après ce
qu’il a spirituellement vu, il a supplié PAPA de le doter d’une force de
persuasion pour qu’à son retour en Chine (pays comptant quatre vingt millions
d’habitants), il parvienne à convaincre ses compatriotes que Papa Simon
KIMBANGU est vraiment le Saint Esprit.
Peu après, PAPA a donné la parole à Papa Mbenza que
nous résumons ci-après :
« Après
les cinq mois que les Trois PAPAS avaient passé
ensemble pour le concile de Nkamba, Papa Mfumu’anlongo y
était retourné pour
une durée de trois mois. Le thème de ce séjour
était l’exhortation à une
préparation spirituelle qui nous permettre de franchir le pont
pour l’accès à
la vallée du bonheur. Il avait fait
allusion à ceux qui sont déjà détenteurs de
un quart de richesse et qui s’apprêtent à
venir nous recoloniser.
Papa Simon KIMBANGU lui avait demandé de lui amener à
Nkamba, ceux avec qui il
allait travailler, afin qu’il leur montre les trois quarts de
tout ce qui devra
s’accomplir. PAPA forma donc son équipe et se rendit avec
elle à la Nouvelle Jérusalem,
comme le lui avait demandé son Père ; il y avait
également dans sa
délégation constituée, quelques érudits
européens. Mais lorsque ces derniers
prirent conscience et eurent la vision précise de la future
ascension hautement
supérieure à la leur, et à laquelle
accèdera l’homme noir, un sentiment de
jalousie et de frustration les envahit. Alors, pour bloquer notre
progression,
ils s’étaient dit qu’il fallait absolument tout
mettre en œuvre pour freiner
l’émancipation de l’homme noir. Connaissant notre
faiblesse face à la
souffrance, ils avaient transféré en Afrique tout ce qui
conduit dans le
gouffre de la déchéance ; ce qui fait
qu’aujourd’hui, nous sommes
« affublés d’emballages
ténébreux ».
En adressant une complainte à son Père, se rapportant à la
jeunesse qui devait l’épauler, mais qui n’avait pas respecté ses engagements.
Le 6 Avril 1977, Papa Mfumu’anlongo reçut comme réponse à sa requête plaintive,
l’introduction de la prière du 6 Avril dont la lecture est devenue quotidienne
au sein de l’Eglise. Elle est transcrite
au fur et à mesure en d’autres langues. En l’analysant
consciencieusement, nous comprendrons que tout est dit dans cette prière.
Durant la période des cinq mois, Papa Mfumu’anlongo répondit
à une invitation qu’il avait reçu des fidèles de Kimaza (à Nsona). Après le
déroulement habituel de nos cultes, en prenant la parole, il avait félicité les
élèves, tous âges confondus, du déploiement de leurs prestations (chorales,
surveillants, récitation de poèmes…). Mais hélas, le constat spirituel fut
désastreux car il n’y avait pas de bon fond dans toute cette jeunesse qui
s’étendait devant lui ! Tous les enfants avaient été initiés aux sciences
nocturnes et appartenaient de ce fait, au monde des ténèbres. Les parents
concernés avaient courbé honteusement la tête. A la fin de son allocution, un
père de famille, choriste, s’était levé pour confirmer la véracité de ce que
Papa Mfumu’anlongo venait de déclarer ; il avait ensuite demandé à ce que
PAPA neutralise en leurs enfants et en eux-mêmes les parents, tout le flux
satanique qui les animait tous, et de le remplacer par lumière qui sauve.
C’est la même préoccupation qui nous étreint le cœur
aujourd’hui, lorsque nous nous rendons compte que nos emballages démoniaques
nous arrêtent encore devant la porte pénitentiaire.
En poursuivant son allocution, Papa Mbenza s’adressa
directement au Chef Spirituel, pour intercéder en notre faveur afin d’implorer
son secours spirituel car de nous-mêmes, nous ne parviendrons pas à nous
débarrasser complètement de nos encombrants fardeaux. Il lui avait demandé par
la suite de ravir de nos mains, ce couteau qui blesse et qui tue pour le
remplacer par un bout de bois inoffensif ; ce bout de bois, c’est la
sagesse spirituelle qui nous fait défaut. Ce n’est qu’ainsi que la victoire
sera certaine. » (Fin de l’intervention).
Son Eminence, profondément touché par l’intercession de Papa
Mbenza, avait repris la parole en affirmant qu’il avait pris acte des doléances
qui venaient de lui être présentées. L’amertume qui avait alourdi son cœur
s’était atténuée.