MESSAGE DU CHEF
SPIRITUEL DU 06 AVRIL 2008
A NKAMBA NOUVELLE JERUSALEM,
Lorsque nous creusons à travers les lignes des messages de
son Eminence Simon KIMBANGU KIANGANI,
nous évoluons vers une restitution par recoupements, de l’histoire profonde du
Kimbanguisme.
Pour avoir vendu Joseph, les enfants d’Israël connurent les
affres de la tourmente et reçurent comme châtiment quarante années d’esclavage
sous une servitude qui se mua en anéantissement.
L’humble naissance de Jésus provint de cette lignée, de
cette descendance souffre-douleur. Aujourd’hui, Papa Simon KIMBANGU représente
cette icône référentielle qui symbolise l’affranchissement de l’homme noir, et
donc de l’Afrique. En tant que kimbanguistes, conservons ce qui nous a été
enseigné depuis la fondation de l’Eglise, jusqu’à la parole dispensée par nos
PAPAS.
La présence des autorités de l’Etat à chaque grand événement
se déroulant au sein de l’Eglise, a toujours été un signe de sécurité pour
nous, un réconfort dans la mesure où nous savons que nous ne serons jamais une
entorse pour le bon fonctionnement des lois étatiques. En cas de coup dur, nous
serons soutenus.
Au cours d’un
périple effectué à Bandundu en 1976 en
compagnie de Papa Mfumu’a nlongo, Papa Simon KIMBANGU KIANGANI
avait remarqué
un énorme manguier à propos duquel Papa
Mfumu’anlongo lui avait appris que
c’est à cet arbre là que son grand père,
Papa Simon KIMBANGU avait été enchaîné
pendant que ces geôliers européens étaient partis
manger à l’hôtel. A leur
retour, ils n’avaient plus vu leur prisonnier autour de
l’arbre. Sidérés, ils
s’étaient demandés comment un homme
enchaîné avait-il pu se libérer et
disparaître de la sorte. Celui-ci revint sur les lieux
lorsqu’il le jugea utile
et aussitôt, il fut questionné sur sa subite absence. Papa
Simon KIMBANGU leur
répondit qu’il n’avait pas bougé de
l’arbre et qu’il y était resté durant tout
ce temps.
Le doute n’est plus permis de toute façon, lorsque nous
assurons aujourd’hui que Papa Simon KIMBANGU est le SAINT ESPRIT. Il a enduré
stoïquement toutes les atrocités qui lui ont été infligées pour la libération
de son peuple élu.
A Lutendele, il fut confiné dans un tonneau autour duquel on
attacha une grosse pierre et que l’on fit couler au milieu du fleuve en vue de
le noyer. Mais par cette magnifique puissance qui n’appartient même pas aux
hommes, il remonta à la surface et marcha sur l’eau.
A Kindu (Goma dans le Bandundu), en route pour l’exil, il
quitta momentanément le bâteau qui l’emmenait en captivité et marcha sur
l’eau ; il se baissa, plongea sa main sous l’eau et en sortit un savon
puis une serviette. Il se lava le visage qu’il essuya.
A Lowa se déroulèrent également un éventail de faits
miraculeux.
Tous ces endroits où il a opéré des miracles sont mis peu à
peu en valeur et portent en eux un repère spirituel.
Chaque chose ayant son temps, beaucoup parmi ceux qui
traînent encore dehors nous rejoindront les rangs au sein de l’Eglise pour
servir Papa Simon KIMBANGU. Soutenons-nous les uns, les autres. Ne semons plus
de discorde entre nous et resserrons les liens de l’unité fraternelle pour
contenter Dieu le Tout Puissant. Contournons tout ce qui conduit fatalement à
la scission, pour nous épargner un éventuel retour à l’état d’esclaves.
Maman KINZEMBO, la tante
de Papa Simon KIMBANGU qui l’éleva
à la mort de ses parents, partit purger la peine de son
incarcération à Boma.
Elle fut la dernière des déportés dont le corps
fut rapatrié à Nkamba en 1999.
Par la chronologie qui détermine le temps des
événements, Papa Simon KIMBANGU
avait promis à sa tante que le moment venu, il retournerait la
chercher
lui-même pour ramener son corps à Nkamba. Et Papa Simon
KIMBANGU KIANGANI avait
réalisé cette promesse ! L’entrée de la
dépouille de l’aïeule dans la Ville Sainte mit un
terme définitif au soixante dix années de supplices
d’une douloureuse
déportation.
L’éthique du kimbanguiste est stricte. Il n’est pas tenu de
provoquer des troubles ou des situations scandaleuses dégénérant en
désordre ; au contraire, son rôle est d’enseigner la parole divine, de
conseiller, de ménager la paix et d’éviter de se mêler aux conflits, quels
qu’ils soient ; il n’a pas à convoiter l’inaccessible ; la modestie
et l’humilité doivent être les traits de caractère prédominant chez lui.
Moïse avait sorti les enfants d’Israël un mercredi 6
Avril ; le premier miracle de Jésus s’opéra un mercredi 6 Avril ; le
premier miracle de Papa Simon KIMBANGU eu lieu un mercredi 6 Avril. Toutes ces
similitudes ne sont pas le fait d’un banal hasard.
Ne nous décourageons donc pas ; ayons la force,
l’espérance et la foi de croire fermement que nous vaincrons avec vaillance.
Qu’on se le dise !