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Par
le
Révérend Basile AKIELE
La
Nouvelle
Jérusalem est placée sur une colline
verdoyante.
Au bas de cette colline, certaines sources d’eau coulent
tranquillement, depuis les entrailles de la colline.
Pour bien s’en rendre compte il faudrait visiter ces lieux de
plus près, afin de mieux s’orienter à
partir du
Temple bâti en haut de la colline. Notre
raisonnement sera
en partie imagé dans la mémoire et les distances
sur le
terrain seront approximatives. Compte tenu de l’emplacement
du
Mausolée, cette façade-Est du Temple a toujours
été la plus fréquentée.
Quand
nous
sommes au Temple, à Nkamba Nouvelle Jérusalem,
nous ne
pouvons pas voir directement les sources d’eau couler,
à
cause de la forêt d’arbres touffus qui couvre toute
la
colline de Nkamba Jérusalem. Cependant
après la
visite des lieux au bas de la colline, nous pouvons bien nous orienter
et savoir que l’eau jaillit effectivement de dessous
l’entrée est, un peu en avant vers
l’est. La
façade du temple de Nkamba ( coté
Mausolée) est
orientée à l’est.
L’eau
s’écoule du coté sud du temple, puis
passe au sud
de l’autel. Notons que, lorsqu’on
prêche
à l’autel du Temple de Nkamba, on est face au sud
et le
dos tourné au nord.
Ainsi,
en se
plaçant à la porte orientale, l’eau
coule au sud de
cette porte, mais au bas de la colline (direction Ngombe Kinsuka). Le
temple de Nkamba a quatre sorties principales, comme les points
cardinaux (Nord, Sud, Est et Ouest). De la porte Est ( face
au
Mausolée) à la source d’eau
bénite, cela
pourrait faire environs 500 m de
long.
« L’eau
traversée» qui arrivait aux chevilles, est le
petit
ruisseau qui coule à partir de la source d’eau
bénite, vers les champs de riz inondé de Papa
Mbenza
André.
Les
mesures (500
m.) et les traversées successives pourraient correspondre
à l’état de la source d’eau
bénite
depuis 1921 jusqu’alors: en 1921 l’eau
bénite
de la source était au niveau des chevilles, vers 1940 cette
eau
était au niveau des genoux, vers 1960 cette eau
arriva au
niveau de la taille et après les années
1970 -
1980, le site ne pouvait être traversé
qu’à
la nage car l’étendue d’eau
était devenue
large et profonde.
Cette
eau
bénite est actuellement très poissonneuse. On
peut
effectivement y voir des poissons de toutes espèces. Tout
autour
de cette eau bénite, il y a des arbres fruitiers, des herbes
et
feuilles médicinales qui servent à la vie des
populations.
Si
l’on
prend l’autre possibilité de mesurer
progressivement
l’eau du ruisseau à partir de la source
bénite
jusqu’au fleuve Congo, on aura aussi une
interprétation
plausible et fondée de la vision
d’Ezékiel.
C’est cette dernière variante que nous
examinerons.
A
chaque
distance de 500 mètres environs, en effet, ce ruisseau
devient
de plus en plus grand et profond, pour se transformer en torrent,
exactement comme décrit dans la vision
d’Ezékiel.
On
peut aussi
facilement remarquer que sur chaque rive du ruisseau, il y a
effectivement de très nombreux arbres. Le ruisseau
dont
nous parlons se dirige vers l’est, se faufilant à
travers
vallées et collines, pour se jeter dans le fleuve
Congo
qui lui même se jette dans l’océan
Atlantique.
L’auteur de ces lignes avait plusieurs fois parcouru ce
trajet en
véhicule et à pieds, depuis Nkamba
jusqu’au fleuve
Congo et avait observé cette situation étrange,
comparable à la vision d’Ezékiel.
Pour
l’interprétation de la suite du texte biblique
(Ezék.47: 8-11), nous avons considéré
le fleuve
Congo comme l’image de la mer morte,
évoquée dans
la Bible.
Ainsi, là où le ruisseau, devenu torrent, se
jette dans
le fleuve Congo, il y a des villages de pêcheurs
dont la
vie dépend de l’agriculture, de la pêche
et la
chasse. (Ezék.47: 9) Ces pêcheurs
utilisent
souvent des filets que l’on peut voir sécher au
soleil,
sur la rive du fleuve Congo. Certains font la pêche
à la
ligne. (Ezék.47: 10) Les chasseurs
peuvent
trouver du gibier dans les forêts et les savanes
environnantes. Chaque jour, on peut y
acheter
diverses espèces de poissons frais, grillés ou
fumés. Nous y avions, nous-mêmes souvent
acheté du
bon poisson grillé et fumé.
Ainsi,
cet
endroit apporte la vie aux habitants des villages environnants.
Une joie particulière et touristique remarquable y
existe
aussi: un Bac motorisé permet la traversée
journalière permanente de nombreuses personnes et des biens
à cet endroit du fleuve Congo. C’est
donc un point
de rencontres des personnes de divers horizons. Des voitures sont
souvent alignées en file indienne, attendant une si amusante
traversée du fleuve Congo, large d’au moins trois
kilomètres à cet endroit précis.
A
cet endroit,
on peut aussi remarquer des marais et des lagunes envahis par des
monticules de sable blanc (semblable aux réserves de sel),
sorti
du littoral du ruisseau et du fleuve, à la rencontre
l’un
vers l’autre. (Ezék.47: 11)
Sur
chaque rive
du ruisseau, à la hauteur de Nkamba Nouvelle
Jérusalem, poussent différentes sortes
d’arbres fruitiers dont le feuillage est toujours
vert et
ne flétrit jamais. Ces arbres, arrosés
par
l’eau provenant de la source bénite (au sud de
l’autel), produisent sans cesse des fruits, tout au long de
l’année. On utilise leurs fruits comme
nourriture et
leurs feuilles comme remèdes. (Ezék.47: 12)
La
similitude
discernée entre la vision biblique
d’Ezékiel et la
réalité à Nkamba Nouvelle
Jérusalem laisse
pantois tout investigateur ou tout bon observateur.
Cette
vision
d’Ezékiel, écrite depuis longtemps dans
la Bible
décrit en fait une réalité
très
concrète qui existe présentement à
Nkamba Nouvelle
Jérusalem, au cœur de
l’Afrique.
Préparez votre sac de voyage pour aller découvrir
plus,
sur le terrain à Nkamba Nouvelle Jérusalem!