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MYSTERE
DE LA REVELATION DE LA NAISSANCE DE DIEU LE PERE SUR LA TERRE
Par Narcisse
LUZITISA DIAMBU
Preski Saint-Ouen
L’Afrique centrale est la terre
d’innovation
religieuse avec la naissance de Simon Kimbangu à la fin du
XIX
ième siècle. Car ce dernier est bien
entendu le
père du
messianisme kimbanguisme. De son union conjugale avec maman Marie Muilu
Kiawanga naissait trois enfants dont Charles Kisolokele
Lukelo,
Salomon Dialungana Kiangani et Joseph
Diangienda Kuntima, nés respectivement le 12
février
1914, le 25 mai 1916 et le
22 mars 1918 à N’kamba,
précisément à
l’endroit où se situe l’actuel
mausolée
de Simon Kimbangu. Or cette période de la naissance de ces
trois
fils est
marquée par la première guerre mondiale.
Simon Kimbangu
commença son ministère public
le 06 avril 1921, bien qu’il fut secondé par ses
disciples, mais son fils aîné
a joué un rôle déterminant pour
l’oeuvre que le Seigneur Jésus-Christ confia
à
son missionnaire Simon Kimbangu.
Celui-ci
rendit non seulement témoignage à
Jésus-Christ à travers tout son enseignement
mais aussi il le glorifiait en le faisant découvrir aux
hommes. En clair, il
enseignait à tous de croire en Jésus-Christ, de
renoncer à l'adultère, à la
polygamie, aux fétiches, de s'aimer les
uns les autres, d’observer une vie de prière
constante et d’obéir à l’Etat
comme le recommandait le Christ.
En mars
1921, alors qu’il y avait toujours dans
la contrée de N’kamba des gens qui
continuaient à pratiquer de la
sorcellerie, Simon Kimbangu prenait tout
son temps d’enseigner ces malfaiteurs. Un jour,
prenant son fils aîné avec lui, s’en
alla en pleine nuit jusqu’à
Kimiala, près de N’kamba, débusquer les
sorciers qui y tenaient leur marché
nocturne. Kimbangu s’adressa aux sorciers et
dit: « Restez tel quel
au nom de Jésus-Christ ». Dès
leur retour au village, Kimbangu s’adresse
aux villageois lors du culte matinal et dit: « Si
vous constatez
l’absence de l’un de votre membre des familles en
ce moment. Prenez un habit et
suivez-moi ». Ils marchèrent jusqu’au
lieu où ces sorciers étaient
immobilisés,
il dit: « Voyez au nom de Jésus-Christ
». Toute la population présente en
devenait toute consciente.
C’était la débandade totale,
car certains sorciers
n’avaient plus regagnés leurs villages respectifs
à cause de la honte.
En
effet, au début du ministère de Kimbangu,
Charles Kisolokele était âgée de 7ans
seulement.
Mais il était un
accompagnateur de son père partout il se
rendait comme le témoigne son jeune frère, Joseph
Diangienda en ce
mot : « il n’y avait
aucun d’endroit où notre père
se rendait
et qui demeurait inaccessible à papa Nkulutu [Charles
Kisolokele Lukelo], il suffisait tout simplement
qu’il
tienne
le pan de vêtement de notre
père pour que
celui-ci puisse
l’emmener à n’importe quel
lieu de cette
surface planétaire ».
Lorsque
Simon Kimbangu fut arrêté par
l’autorité
coloniale belge étant donné que
son
enseignement, ses révélations et ses
miracles ne plaisaient pas aux missionnaires blancs
et
compromettaient aussi les intérêts
du colonisateur belge, ainsi Kimbangu
était arrêté le 12 septembre
1921
à N’kamba et était
de suite
transféré à Thysville, actuel Mbanza
Ngungu.
Dorénavant l’affaire
Kimbangu prit une autre tournure. Le 15
septembre 1921, c’était le jour où
était
arrêté son épouse et de ses
trois fils
pour rejoindre Kimbangu au tribunal de Mbanza
Ngungu pour
son procès. Il est vrai que lors de
l’audience de
Marie
Muilu une seule question lui était
adressée par le Conseil de guerre. Elle consistait
à
savoir : «Est-ce que
ton époux avait réellement
opéré des
miracles ?» Après
l’avoir
confirmé, le président du Conseil de guerre,
Monsieur De Rossi, fait ensuite appel à Charles
Kisolokele
de passer à la barre
pour son interrogatoire qui se présente
comme suit :
De Rossi : Es-tu fils aîné de Simon Kimbangu?
Kisolokele
: Oui, monsieur le juge président
De Rossi : Que peux-tu nous dire des soi-disant miracles
qu'aurait opérés ton père?
Kisolokele:
Ces miracles avaient effectivement eu lieu et j’en
étais témoin
oculaire.
De Rossi : Crois-tu qu'à ton âge tu sais ce que
c’est qu’un
miracle? Et si oui, quels miracles
avais-tu vu être opérés par ton
père?
Kisolokele
: Monsieur le président, je sais ce qu'il en est
parfaitement. Sous mes yeux, j'avais vu
mon père ressusciter des morts, redonner la vue aux
aveugles, faire
marcher des paralytiques, rien qu'en
disant soyez guéri ou ressuscité au nom
du Christ.
De Rossi : Kisolokele, es-tu sûr qu'à ton
âge tu sais faire la distinction entre un mort et
une
personne qui dort?
Kisolokele
: Oui, monsieur le juge président
De Rossi : Qu'est-ce qui te fait croire que les personnes que
ton père prétendait ressusciter
n'étaient pas de comédiens qui dormaient tout
simplement en jouant chacun son rôle du scénario
monté par lui?
Kisolokele :
Monsieur le
président, je répète que je sais
distinguer un
mort d’une personne qui dort. Mon père
avait bel
et bien ressuscité des morts et guéri de
très
nombreux malades.
De Rossi : Kisolokele, je te remettrai en liberté,
toi, ta mère
et tes frères si tu dis la vérité au
tribunal que ton père avait menti en répandant
de faux bruits de miracles
Kisolokele
: Si
je vous dis des mensonges; je sais que Dieu me punira. Je maintiens
par conséquent que les miracles que l'on
met au
compte de mon père sont vrais.
Suite à ce
témoignage véridique, le tribunal de Mbanza
Ngungu décida sa relégation le 7
octobre 1921 dans
une mission catholique à Boma située à
environs 350 kilomètres de Léopoldville,
actuelle Kinshasa où le garçonnet fera ses
brillantes études de 1921 à 1930
et y
reçut son baptême. Cette décision du
Conseil de guerre fera de lui le premier
relégué kimbanguiste.
Lors de la
relégation de Simon Kimbangu à Elisabethville,
« sa
femme et son deuxième fils enfermait dans une pauvre hutte
près de N’kamba,[ à
Ngombe Kinsuka] ses deux autres fils furent
relégués à la colonie scolaire de
Boma, afin de leur faire oublier l’enseignement de leur
père([1]) ».
Précisons que Joseph Diangienda connaîtra sa
relégation le 17 février 1934, alors
qu’il
était âgé de 15 ans. En
dépit de méthodes utilisées par
l’administration coloniale belge pour leur
lavage de cerveau. Ces gamins restaient viscéralement
attachés à leur père et
son idéal.
Mais qui est
ce jeune homme dont le destin venait de
déterminer le sort réservé
à ses jeunes
frères et sa mère ? Il est vrai
que Simon Kimbangu est le révélateur
des
réalités de Dieu. Selon Joseph Diangienda, Simon
Kimbangu
est témoin de Jésus-Christ
auprès de qui il
est
notre appui; grâce à lui, nous savons que
Jésus,
par sa mort et sa résurrection
a sauvé toute l'humanité sans distinction de
races ([2]).
Manifestement,
les religions ont toujours imprégné les
comportements, les habitudes et les
rapports humains. Longtemps Dieu se manifesta aux hommes par
l’intermédiaire
des prophètes, ces mêmes prophètes ont
joué certes un rôle capital, mais Dieu
se révéla avant tout,
élément essentiel de la foi, par son Fils unique,
Jésus-Christ. Ce dernier est devenu la
pierre angulaire de la religion chrétienne. Pour
le
kimbanguisme c’est-à-dire le
christianisme interprété par Simon Kimbangu.
Jésus-Christ est à la fois Dieu et
notre frère.
« La
notion de Dieu est un être immortel, infini,
créateur, tout puissant. Dieu peut
être connu ou du moins son
existence affirmée par deux voies, celle
de la raison spontanée ou réfléchie,
celle de la révélation ([3]) ».
Le kimbanguisme dispose de trois sources
certaines de révélation du mystère
divin,
notamment la bible puisque elle
apporte non seulement un enrichissement
spirituel, culturel et moral, mais également la foi, la paix
intérieure et l’espérance,
le message du chef spirituel puisqu’il affermit la foi des
fidèles et apporte quelque fois de
révélations
célestes, insondables et
inédites, ainsi que
les cantiques de l’Eglise, un canal intarissable de
connaissance,
de découverte
et de révélation de l’Eglise de
Jésus-Christ
sur la Terre par Son envoyé
spécial Simon Kimbangu . Puisque
« C’est
dans les chants captés que sont transmises et
enseignées
sa théologie et
l’éthique, la doctrine de l’histoire du
mouvement ([4]) ».
Alors voici un extrait du cantique du groupe
des guitaristes kimbanguiste, qui
donne la révélation suivante :
« Tata Nzambi wasema
biabionso wena ye nvibudulue : Le Dieu créateur
de l’univers est très
patient
Yiyani Kuani Kisolokele,
lutoma simba dio […] : C’est lui,
Kisolokele, retenez-le.
Or
pour les chrétiens, qu’on le nomme Seigneur, Tout
puissant, Très haut, Sabaot
ou Yahvé, Dieu est le créateur, celui qui voit
tout, sait tout, dirige les
hommes et les nations, et qui, en retour de son amour incommensurable,
exige le
respect de ses commandements pour le bonheur de tous ici bas.
Voilà pourquoi nous disions ci haut que Simon
Kimbangu révèle les
réalités de Dieu et apporte sur la terre le vrai
bonheur.
C’est cela la chance inouïe dont
bénéficie l’humanité
entière. Ainsi lorsque le
monde le découvrira, c’est en ce
moment-là que s’accomplira la promesse faite
par Son Eminence Diangienda le 02 avril 1990 à Matadi Mayo
au Congo en commentant un verset biblique en
ces
termes : « « En
ces jours-là, dix hommes de toutes les
langues des nations saisiront un juif [ un kimbanguiste] par le pan de
son
vêtement et diront : Nous irons avec vous, car nous
avons appris que Dieu
est avec vous ([5]) ».
Enfin,
nous disons « cependant, c’est
une sagesse que
nous prêchions parmi
les parfaits, sagesse qui n’est pas de ce siècle,
ni des
chefs de ce siècle, qui vont être
réduits
à l’impuissance ;
nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et
cachée, que Dieu, avant les
siècles, avait prédestinée pour notre
gloire,
sagesse qu’aucun des chefs de ce
siècle n’a connue, car, s’ils
l’avaient
connue, ils n’auraient pas crucifiés le
Seigneur de gloire. Mais, comme il est écrit, ce sont des
choses
que l’œil n’a
point vues, que l’oreille n’a point entendues, et
ne sont
point montées au cœur
de l’homme, des choses que Dieu a
préparées pour
ceux qui l’aiment. Dieu nous
les a révélées par l’Esprit.
Car
l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de
Dieu ([6])».
Paris, le 12 fév. 2008
PRESKI - SAINT OUEN
[1].
W.
HEINTZE-FLAD,
L’Eglise kimbanguiste, une Eglise qui chante et prie, Leider
1978 p.11.
[2].
J. DIANGIENDA KUNTIMA, Histoire du
kimbanguisme p.306.
[3]
. Sous la conduite de J. CHEVALIER, Les encyclopédies
du savoir moderne,
Les religions, origines et
actualités : les croyances, les
dieux, les doctrines, les hérésies, les
églises, etc. Centre d’étude
et de promotion de la lecture,
Paris, 1972.
[4].
W.
HEINTZE-FLAD, Op. cit. p.29.
[6]
. 1 corinthiens 2 :6-10
[6].
( Zacharie, chapitre
8, verset 23)
[7]
. 1 corinthiens 2 :6-10
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