1. Préambule
Kimbangu signifie le
révélateur des secrets et mystères du ciel ou du monde. Daniel faisait
certainement allusion à lui, quand il annonça au roi babylonien «qu’il y a dans
le ciel un Dieu qui dévoile les mystères » (Daniel 2: 28).
Tous
les fidèles Kimbanguistes de bonne foi dans le monde croient en Simon Kimbangu,
le fondateur de l’église Kimbanguiste, comme l’Esprit de vérité, le consolateur
promis par Christ. Cette disposition de foi fut pour la première fois libellée,
de manière juridique, dans les nouveaux statuts de l’église Kimbanguiste
(EJCSK), élaborés en avril 1997.
La
mission primordiale de l’église Kimbanguiste est de sauver les âmes. Une autre
mission fondamentale de cette église est de révéler à l’humanité les secrets et
mystères du ciel et du monde.
Dans
ce contexte et en guise d’exemple, Simon Kimbangu avait révélé en 1897, à l’âge
de 10 ans, à ses parents et aux anciens réunis à
Nkamba: « Avant que vous ne soyez nés, j’existais déjà. Vous
n’y croyez pas, mais sachez que mon nom sera connu dans le monde entier: Cela
aura lieu quand vous ne serez plus en vie» (Archives Kimbanguistes)
Plus
tard, au cours de son puissant ministère, il révéla aux fidèles
Kimbanguistes : « Nous aurons notre propre Livre sacré, dans lequel
seront écrites des choses cachées pour la race noire et les peuples du
Kongo » (Prédication matinale du 10 septembre 1921 à Mbanza Nsanda).
Aux
relégués Kimbanguistes à Lowa, Simon Kimbangu révéla : « J’ai vaincu
le monde et ses quatre coins m’ont été accordés par Dieu. A l’avenir, il ne
restera qu’une seule église, une seule langue, un seul royaume et un seul roi,
moi Simon Kimbangu » (déclaration faite le 5 août 1952 à Lowa,
Congo/Kinshasa). L’église Kimbanguiste est manifestement une église de
révélations.
2. NOEL dans le temps et l’espace
La
naissance de Jésus Christ est une fête anniversaire, appelée « La
Nativité » ou «Noël » Quelle est la signification du mot
Noël ?
Dans
la liturgie latine, Noël désigne la naissance de Jésus. Les mots
utilisés au départ furent « Festum Nativita Domini Nostri Jesu
Christi » ou, plus simplement « Natalis Domini » ou « Dies
Natalis », c’est à dire « Jour de naissance du Seigneur ».
De là apparurent diverses expressions populaires, comme Noël, en langue
française. L'appellation Christmas (Xmas), utilisée aux USA et dans
d’autres pays anglo-saxons est une abréviation de Christ et Mass
("messe").
Venons-en
à présent, à la date de naissance du Christ.
Des
sources concordantes, Jésus Christ exerça son ministère pendant 3 ans et fut
crucifié à Golgotha en l’an 30, à l’âge de 33 ans. Ceci signifie qu’au
commencement de l’ère historique Jésus Christ (c’est à dire à l’an 1), notre
Seigneur avait 3 ans. Logiquement, notre Seigneur est donc né à Bethléem
en Judée, en l’an 3 avant l’ère Jésus Christ, sous le règne du roi Hérode (4
av. J.C.-39 apr. J.C.): Mais, à quelle période de l’année, quel mois
et quel jour de la semaine? La réponse à cette question est l’objet
du présent article.
Après
plus de 1500 ans après J.C. d’une pratique mensongère, conventionnée et codée
par des empereurs et hommes d’église de Rome sur la date de naissance de Jésus
Christ, les Kimbanguistes décidèrent de rompre avec cette habitude
séculaire.
Le
24 décembre 1990, à minuit, S.E. Diangienda Kuntima Joseph avait rompu avec la
tradition catholique d’organiser la veillée de Noël, en déclarant: « Jésus
Christ était né le 25 (vingt cinq) d’un autre mois que celui de décembre. Tôt
ou tard, vous connaîtrez ce mois. C’est un secret que vous découvrirez à
travers des recherches. » (Archives Kimbanguistes)
Notons
que les veillées de Noël, les messes de minuit constituent un symbolisme
conventionnel. En effet, comment expliquer bibliquement ces messes de
minuit ? La question peut encore être posée avec intérêt: Jésus
Christ est-il né à minuit ? Que la recherche biblique continue!
Le
24 mai 1996, à minuit, après un culte consacré au
80è Anniversaire de sa
naissance, S.E. Dialungana Kiangani Salomon poussa trois fois un
cri de
joie: Noël ! ééé ; Noël !
ééé ; Noël !
ééé.
Les
fidèles en effervescence et en ébullition comprirent alors que le mois de
mai est celui de NOEL auquel faisait allusion S.E. Diangienda Kuntima, 66
mois auparavant.
L’Assemblée
Générale de l’église Kimbanguiste, tenue du 27 au 31 mars 1999 à Nkamba
Jérusalem, après des recherches bibliques approfondies et une analyse
conséquente sérieuse, déboucha sur la conclusion logique que la «Noël », jour
de la naissance de Jésus Christ, sera désormais
célébrée par les Kimbanguistes le 25 Mai de chaque année. Notre Seigneur
Jésus Christ est né le 25 mai et non le 25 décembre.
C’est
ainsi, que partout dans les temples et paroisses Kimbanguistes, des
prédications se mirent à étaler le savoir biblique et l’inspiration de Dieu
pour argumenter cette importante révélation.
La
goutte d’eau commença alors à faire bouger l’océan: une goutte de vérité remua
l’océan de mensonges sur la naissance du Christ Dieu.
Qu’en
est-il, au juste ?
Selon L’Evangile de saint Luc 1: 26, l’ange Gabriel, envoyé par Dieu,
est venu faire l’annonce à la Vierge Marie au sixième mois du calendrier
juif. Le calendrier juif commence par le mois d’Abib ou Nisan (Exode 12:
1-2; 13: 1-4), ce qui correspond au mois d’Avril du calendrier Grégorien.
Le douzième mois du calendrier juif est Adar. (Ester 3: 7) L’ange dit à Marie:
« Réjouis-toi, le Seigneur t’a accordé une grâce particulière, il est avec
toi. N’aies pas peur, Marie car tu as la faveur de Dieu. Tu vas devenir
enceinte et tu mettras au monde un fils que tu nommeras Jésus. Il sera grand et
on l’appellera le Fils du Dieu très haut. Le Seigneur Dieu fera de lui un roi,
comme le fut David son ancêtre, et il règnera sur le peuple d’Israël pour
toujours ; Son règne n’aura point de fin. » (Luc1: 28-33)
Marie dit à l’ange: « Comment cela sera-t- il possible,
puisque je suis vierge ? » (Luc 1: 34)
L’ange répondit: « Le Saint-Esprit viendra sur toi et la
puissance du Dieu très haut te couvrira comme d’une ombre. C’est pourquoi on
appellera saint et Fils de Dieu l’enfant qui doit naître. Elisabeth ta parente
attend elle-même un fils, bien qu’elle soit âgée; on disait qu’elle ne
pouvait pas avoir d’enfant et elle en est maintenant à son sixième mois. Car
rien n’est impossible à Dieu. » (Luc 1: 35-37)
Marie avait obéi à Dieu, en disant : « Je suis la servante du
Seigneur ; qu’il me soit fait comme tu l’as dit. » (Luc 1: 38)
A cette même époque, Marie se mit en route et se rendit en hâte
dans une ville de la région montagneuse de Judée pour rencontrer sa parente
Elisabeth qui portait déjà le bébé Jean Baptiste. La rencontre entre les deux
femmes est très révélatrice: Au moment où Elisabeth entendit la salutation
de Marie, l’enfant remua au-dedans d’elle. Elisabeth fut remplie du
Saint-Esprit et s’écria d’une voix forte: « Dieu t’a bénie plus que toutes
les femmes et sa bénédiction repose sur l’enfant que tu auras! Qui suis-
je pour que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? » (Luc 1:
39-43)
Ainsi, après l’annonce de l’ange Gabriel, il est clair que courant
septembre, la Vierge Marie était conçue par le Saint-Esprit. Les deux
femmes (la Vierge Marie et Elisabeth) étaient porteuses de bébés, au moment où
elles se sont rencontrées. Le Saint-Esprit l’avait révélé à travers Elisabeth,
suite à la salutation de Marie. Marie demeura trois mois chez Elisabeth,
puis retourna chez elle (Luc 1: 56).
Au mois de décembre, le bébé de Marie n’avait que 4 mois et ne pouvait
pas naître, le Christ ne peut être un prématuré de 4 mois car Dieu est la
perfection absolue. Ainsi, à partir du sixième mois, c’est à dire de
septembre, jusqu’en mai, cela fait 9 mois de grossesse normale.
C’est clair comme l’eau de source, le Christ est né en mai, et les
Kimbanguistes précisent que c’est le 25 mai.
Par ailleurs, au mois de décembre, en Europe et en Israël, il fait très
froid, c’est l’hiver. Les bergers ne pouvaient pas, par conséquent, demeurer
dehors en train de faire paître leurs animaux. Les bergers faisaient donc
paître leurs animaux, au moment où il fait beau temps dehors, comme indiqué
dans la bible: « Dans cette même région, il y avait des bergers qui
passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau. » (Luc 2:
8) En tous cas, les bergers et leurs animaux ne pouvaient véritablement
pas survivre, s’ils passaient des nuits et des nuits entières, à la belle
étoile et sous le grand froid d’hiver en fin décembre.
D’autre part, l’heureux couple, Joseph et Marie ne pouvaient pas, non
plus demeurer à un endroit aussi exposé au froid d’hiver pendant la naissance
de leur enfant. « Elle mit au monde un fils, son premier né. Elle l’enveloppa
de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour
eux dans la maison où logeaient les voyageurs. » (Luc 2 :7) Le couple
béni s’est donc retrouvé dans la mangeoire d’animaux, remplie de paille et qui
était complètement exposée à l’air extérieur. Pour couvrir le corps saint
et doux du bébé Jésus, Marie s’est servie simplement de petits rectangles de
laine ou de coton (langes); rien de plus, pas de couverture, ni quelques autres
habits chauds, généralement utilisés pour protéger les bébés en hiver.
Ceci montre bien que Jésus Christ ne pouvait pas naître au mois de décembre,
dans les conditions telles que décrites dans la Sainte Bible. (Luc 2: 7)
Alors que s’est-il passé ? Pourquoi a-t-on si
longtemps abusé des Chrétiens du monde?
L’histoire nous apprend que l’homme, en cultivant la terre,
s’intéressait beaucoup à la trajectoire du soleil car de ce dernier dépendaient
la nourriture, la chaleur et le bien être. Ainsi, les païens se sont mis à
adorer en masse le Soleil et en ont fait un Dieu. Il y avait aussi
Saturne, le Dieu des semailles et de la moisson dont la fête d’adoration et de
célébration appelée « les Saturnales » donnait lieu à des
réjouissances licencieuses, du 17 au 24 décembre: les gens y venaient en
masse et buvaient plus que d’ordinaire, faisaient du vacarme, jouaient et
dansaient, donnaient des repas aux esclaves. Il y avait une sorte de
gentillesse envers tous, mais, dans une ambiance malsaine, impure et
perverse.
Les Saturnales
se déroulaient, chaque année pour célébrer la remontée progressive du soleil au
solstice d'hiver, et culminaient en grandes orgies le 25 décembre, jour de
naissance du Dieu solaire (Soleil invaincu) et de la célébration du Dieu
Mithra. Dans la secte Mithra, la nuit du 24 au 25 décembre était célébrée comme
fête du Dieu de la lumière (Soleil) qui repoussait les ténèbres de l’hiver.
Pour terminer ces fêtes païennes, les Romains avaient l'habitude d'offrir
des cadeaux, principalement aux enfants et les maisons étaient décorées de
plantes vertes. Ce qui explique actuellement la tradition des cadeaux de Noël
et du sapin ou arbre de Noël.
Il convient de
noter encore qu’à cette époque, les fêtes païennes attiraient beaucoup plus de
monde que les cultes et les prières des Chrétiens. Les chefs religieux et
empereurs chrétiens de Rome avaient
alors arbitrairement décidé que la fête de
Noël soit célébrée le jour même de
la fameuse fête païenne, afin de pouvoir effacer de la
mémoire des païens
les Saturnales et les orgies de la fête du Dieu Soleil,
d’une part et pour
avoir plus de fidèles de leur coté, d’autre part.
L’habitude prit corps et se
transforma en tradition religieuse institutionnalisée.
Dans
ce contexte, en l’an 353 après J.C., le pape Libère (papauté: 352-366) instaura
solennellement la Nativité (Noël) le 25 décembre, le même jour de la fête
païenne du Dieu Soleil. Cette fête prit alors une grande importance dans
le christianisme et devint même le début de l'année liturgique
catholique. Des conventions et des codes spéciaux furent adoptés pour
institutionnaliser et enjoliver la Noël dans le monde.
En
définitive, le 25 décembre, fête païenne du "soleil invaincu," fut
choisi puis imposé au monde de manière arbitraire et par un simple désir
humain, pour célébrer la naissance de Jésus Christ appelé « Lumière du
Monde. » Mais, la solennité de Noël avait fini par christianiser
la fête païenne; et pourtant le 25 décembre, vu comme Noël est
incontestablement une date fictive qui ne repose sur aucun texte
biblique!
Depuis que le
monde, peu à peu, a compris le mensonge grossier séculaire sur la Noël
chrétienne, la fête conventionnelle du 25 décembre redevient païenne dans le
fond, comme elle l’a toujours réellement été. Dans les grandes sociétés
de consommations, le 25 décembre est devenu simplement un repère attractif,
autour duquel le business et les grandes affaires se font joyeusement sur une
fondation qui est un grand mensonge. Rappelez- vous, s’il vous plait, la
légende du père Noël et ses beaux cadeaux aux enfants! Le 25 décembre est
généralement devenu la fête de la famille et de la chaleur humaine, un moment
de tolérance, de paix et de fraternité. Tant mieux !
Pourvu, que le Christ soit sorti de ce sacrilège!
Alors, on peut
donc considérer que les révélations Kimbanguistes sur la NOEL se sont avérées
constructives et justes. La question nous parait résolue. Il n’y a plus
débat!