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  LA DATE DU 24 DECEMBRE DANS LA TRADITION KIMBANGUISTE
  


Simon Kimbangu est  le fondateur  du kimbanguisme. Son ministère a débuté par la tenue d’un culte matinal le 06 avril 1921 à N’kamba.  Cependant, ce n’est  pas le culte qui a vulgarisé son œuvre, c’est plutôt son premier miracle réalisé à Ngombe Kinsuka à cette même date, en guérissant une femme, Nkiantondo,  qui avait le pied dans la tombe. A la suite  de ce miracle, Simon Kimbangu  chrétien  irréprochable et exemplaire  pour ses coreligionnaires de la mission baptiste de Ngombe Lutete, a vu sa renommée faire boule de neige.

 Aux environs de N’kamba, le renom de Simon Kimbangu va encore inquiéter davantage les missionnaires blancs lorsqu’il a ressuscité une jeune fille, Dina, âgée d’environ 15 ans, venue de la localité de Tumba, décédée depuis trois jours dont  le cadavre présenté déjà des indices de décomposition. Cette résurrection était assimilable à celle que Jésus-Christ opéra pour ressusciter Lazare. Dès lors l’affluence de populations vers N’kamba n’était plus à compter  puisque cette guérison a provoqué assurément une frénésie de la population de la région, comme l’écrit Martial Sinda : «  … ces hommes et ces femmes qui se pressent à N’kamba par millier pour le voir, le toucher, l’entendre. On vient de partout.

De Kinshasa et Matadi par trains entiers. Mais aussi par les routes, en longs cortèges. D’un village à l’autre la foule augmente (
[1]) ». Etant donné que les activités religieuses de  N’kamba commençaient à déboussoler profondément l’économie de la région du fait que  la population abandonnait les activités économiques au profit de N’kamba comme l’affirme également Joseph Diangienda : « Au point de vue économique, les répercussions des afflux des populations n'allaient pas tarder à se faire sentir. En effet, les désertions dans les lieux de production ou de service ne pouvaient plus se compter, en dépit des mesures prises par les autorités pour les prévenir ou tout au moins les limiter. Kinshasa, Matadi, Thysville et bien d'autres villes situées le long de la voie ferrée étaient cruellement affectées : domestiques, ouvriers, travailleurs de plantations, bureaucrates, artisans, tous se rendaient à N’kamba». ([2])

Cela tombait à pic de multiplier les plaintes contre Simon Kimbangu afin de le séquestrer. Après une mission  d’enquête effectuée par Leon Morel en mai 1921 en vue de s’enquérir exactement de la situation prévalent à N’kamba. Ce dernier conclut que : « Le mouvement de N’kamba, d’allure fétichiste, se répand et fait tâche d’huile. Le souci de l’ordre et de la tranquillité exige impérieusement qu’il y soit mis fin dans le calme mais sans retard. Kimbangu, troublant par ses agissements la tranquillité publique, doit d’une façon ou d’une autre être écarté de son champ d’action et mis en observation dans un hôpital, suffisamment éloigné, pour le mettre dans l’impossibilité de rester en relation avec son entourage actuel ([3])». Il était décidé  que Simon Kimbangu soit arrêté   le 6 juin 1921, hélas lorsque l’administrateur accompagné de ses soldats y apparaissent, Simon réussit à s’éclipser pour entamer un ministère de prédication et de guérison dans la clandestinité,  se déplaçant de localité en localité. Toutefois avec la complicité des chefs de certaines  localités, il établit son quartier général à Mbanza Nsanda, terre qui lui a servi de havre de paix pendant toute sa retraite sachant que l’autorité coloniale le recherchait activement en organisant des patrouilles militaires de nuit comme de jour dans la brousse.

Le 12 septembre 1921, estimant avoir accompli sa mission autour de N’kamba et ses environs, il résolut de se rendre dans son village. En effet, avant de quitter Mbanza Nsanda, il a d’emblée commencé à exhorter ses disciples présents  sur les événements  qui allaient irrémédiablement se réaliser tels que la construction d’un temple à N’kamba au moment fixé par le Seigneur et  surtout son fameux discours établissant  à la fois l’émancipation de l’homme noir, sa réhabilitation et l’égalité fonctionnelle de toutes les races du monde, en ces termes :  « dans les jours à venir, les Noirs deviendront des Blancs et des Blancs deviendront des Noirs, etc. ».

Une telle allocution prédisant des réalités inexorables dans l’espace était viscéralement inquiétante pour le colonisateur et était porteuse de nombreux chambardements dans les terres colonisées aussi bien au Congo et en Afrique en particulier, mais également dans le monde entier en général. Pour Léon Morel,  « Simon Kimbangu était le visionnaire de N’kamba ». (
[4])  En revanche pour la population locale, Simon Kimbangu était  considéré comme un  prophète, un sauveur, un roi, un messie, un envoyé divin, etc. En arrivant à N’kamba, il a continue son œuvre. Comme le témoigne wilfred HEINTZE : « Tout en guérissant de nombreux malades, et en faisant relever même des morts au nom de Jésus-Christ, Kimbangu prêcha l’évangile dans toute sa pureté et sa force. Les aveugles qui voyaient, les paralytiques qui se mettaient à sauter étaient le signe éclatant que le Christ était venu avec sa puissance libératrice, qu’il avait confiée à un Noir, un simple paysan sans instruction particulière. C’était la preuve irréfutable que Dieu aime les Noirs tout autant que les Blancs, et qu’il leur confie une mission libératrice dans ce monde ([5])».  

C’est au crépuscule que l’adjudant Snoeck s’y est présenté pour arrêter Simon Kimbangu. Ce dernier et ses disciples n’ont opposé aucune  une résistance  et seront tout de suite acheminés à Thysville. Ses disciples ont été condamnés  à des  peines allant de deux à vingt ans de servitude pénale  tandis que Simon Kimbangu, lui-même, est condamné à la peine de mort et les frais du procès à charge de la colonie. Pendant tout ce temps, ils sont toujours incarcérés à Thysville. C’était  alors  le 19 novembre 1921que Sa majesté le roi Albert Ier tranche en commuant la peine capitale en peine d’emprisonnement à vie.  D’où, une décision sera prise de le conduire à Elisabethville. Il est indubitable  que le transfert de Simon Kimbangu   dans cette province plonge tout un peuple dans le désarroi et consternation.

Dès lors débuta une longue période de chasse aux adeptes de Kimbangu pour déstabiliser le mouvement pendant 38 ans. Or malgré les mesures draconiennes prises par le pouvoir colonial de reléguer des fidèles à travers l’ensemble du Congo, cela n’a fait que répandre l’enseignement de Simon Kimbangu car les relégués devenaient les propagandistes de la nouvelle foi. Excepté ceux qui ont été condamnés avec le leader du mouvement, toutes les déportations qui ont suivi se feront d’une manière arbitraire et sans jugement.

Après les atrocités subies par 150 000 personnes  du fait de leur appartenance au mouvement kimbanguiste, la Belgique reconnaît l’Eglise kimbanguiste le 24 décembre 1959, six mois avant l’indépendance du Congo belge à la suite des revendications de membres qui n’hésitaient pas de se réunir clandestinement  pour parler de l’avenir du mouvement et de ses détenus. « Notons que le choc antithétique qu’il [Simon Kimbangu] a provoqué, annonçant d’un côté la chute du règne du colonisateur et de l’autre, la libération de son peuple, il est permis d’affirmer que son apport a été grand dans l’avènement du 30 juin 1960 ([6])», date de la proclamation de l’indépendance de la république démocratique du Congo, ex Congo belge. Pays dont  la  superficie ressemble presque à l’actuelle Europe de 27.

Cette date  marquant la reconnaissance méritée de l’Eglise de Jésus-Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu voit concomitamment la création du groupe théâtrale kimbanguiste, GTKI en abrégé. Ce groupe joue un rôle non de moindre importance dans l’édification de l’Eglise. Longtemps, dirigé par monsieur Banimbadio, son président. Ce groupe qui a vu le joue en république démocratique du Congo, a finit par s’essaimer dans tous les pays du monde où les activités de l’Eglise se développent. Ce groupe très actif  dont le tout premier rôle concerne non seulement la présentation théâtrale des événements caractérisant les récits bibliques, la vie du fondateur de l’Eglise, ses chefs spirituels et autres faits édifiants la foi des fidèles kimbanguistes ; mais aussi de chanter des cantiques glorifiant Dieu et ceux qui prophétisent et révèlent le mystère divin au sein de l’Eglise.  Ses membres comme ceux des autres groupes sont aussi contributeurs  tant financiers que matériels dans l’érection de l’Eglise.

Quoi qu’il en soit, à l’occasion des dates mémorables de l’Eglise, les fidèles se rendent massivement à N’kamba. C’est le cas le 25 décembre 1988, à l’époque lorsque l’Eglise célébrait la nativité à cette date.  La communauté kimbanguiste était  endeuillée puisque  trente six acteurs de GTKI en pèlerinage à la cité sainte de N’kamba firent un accident de circulation dans le Bas Congo. Ce drame fit le début de séjour de Cinq mois  de N’kamba du chef spirituel assisté de ses deux adjoints, période allant du 25 décembre 1988 au 27 mai 1989. Cette période de 156 jours sera très décisive pour l’Eglise. Dès son retour à Kinshasa, il décide l’ouverture de la soirée spirituelle au profit du corps ecclésiastique. Soirée au cours de laquelle les ecclésiastiques s’exhortent mutuellement sous sa supervision afin de préparer les encadreurs de la soirée spirituelle pour le reste de fidèles  à partir du 31 janvier 1991 d’abord à Kinshasa, avant de s’étendre dans d’autres pays.

Au sein de l’Eglise, les cantiques inspirés et non composés, les messages du chef spirituel et les écrits bibliques sont considérés comme les paroles d’évangile. Voici un des cantiques ([7]) du Groupe Théâtrale Kimbanguiste révélant le mystère divin : 
 
« Soprano
Na mobu yaliboso : pour la première fois
Nzambe akitela ka : Dieu est venu (descendu)
Okati ya muana na ye : à travers son Fils
          
Tenor 

Nkolo yesu : Jésus-Christ

Soprano

Likolo etikalaka pampa : le ciel est reste vide
Kino mokolo  batiyakaye na ekuluzu : jusqu’à ce qu’il a été crucifié.
 

Basse
Apesaki elak’a ete : il a donné sa promesse
Akosenga na tata na ye : qu’il allait demander à son père
Mpo atindela biso mobisi (2fois) : pour qu’il nous envoie un sauveur

Soprano

Namobu yakotomoko nakama Libua na tuku mibale na moko : en 1921

Tenor 

Awa  ose : sur la terre

Soprano 

Nzambe  akitaka : Dieu est descendu
Kati na molimo santu yende tata Kimbangu : à travers, le Saint Esprit, tata Simon Kimbangu

Tenor 

N'afrika : en Afrique

Soprano

Likolo etikalaka pamba : le ciel était resté vide
Naliwa  naye : à sa mort
Asekuaki okati ya ba muala : il est ressuscité parmi ses fils

Tenor 

Misato : les trois
Kino mokolo yalelo’oyo : jusqu’à ce jour
Likolo etikala pampa : le ciel est resté vide
Nkolo nzambe akita ose : Dieu tout puissant est descendu sur  la terre

Basse

Basusu bazali kolukela : certains cherchent
Nzambe nalola : Dieu au ciel
Nzoka nde akitaka ose : or il est descendu sur la terre
Azali koliya na biso : il mangue avec nous
Azali koloba na biso : il parle avec nous
Amibombi : il s’est caché
Alingi komimonisa te (2fois) : il ne veut pas se dévoiler

Soprano

Namobu ya koto moko Nakama libua natuku mibale namoko : en 1921

Tenor

Awa ose : sur la terre

Soprano

Nzambe akitaka Katina molimo santu yende tata Kimbangu : Dieu est descendu à travers le Saint Esprit qu’est  tata Kimbangu

Refrain


Soprano

Tata Diangienda Kuntima yonde Nzambe ya solo : Papa Diangienda Kuntima, toi, le vrai Dieu
Tata Dialungana Kiangani yonde Nzambe ya solo : Papa Dialungana Kiangani, toi  le vrai Dieu
Tata Kisolokele yonde nzambe ya loso : Papa Kisolokele, toi le vrai Dieu
Bino nde botumbaka Sodoma na Gomora : c’est vous qui avez détruit Sodome et Gomorrhe
Bolingaka  komibomba : vous aviez voulu vous cacher
Biso toyebi bino : nous vous connaissons
Bino bosali nzela yalobiko(2fois) : vous êtes le chemin de la vie

Tenor

Tokolanda bino : nous vous suivrons ».
 
Parmi ces révélations figurent également celle selon laquelle l’Eglise kimbanguiste est descendue du ciel et que ses dirigeants particulièrement les trois fils de Simon Kimbangu comme étant les trois personnes de la divinité céleste et que ses fidèles [les vrais kimbanguistes] sont des anges. De même Salomon Dialungana peu avant sa mort s’est révélé être le Christ. Or ces affirmations n’enchantent pas l’Eglise catholique du Congo car depuis la mi-2004, « l’Eglise kimbanguiste a cessé d’être considérée par les catholiques comme une Eglise chrétienne en raison de sa décision de considérer les trois fils du prophète - qui se  succédèrent à la direction de son Eglise - comme les trois personnes de la sainte Trinité ([8])».

Ainsi le 9 juillet 2004, lors du culte commémoratif de la mort de Joseph Diangienda à N’kamba, le  nouveau chef spirituel et représentant légal de l’Eglise, Simon Kimbangu Kiangani, exhorte les fidèles en ces termes : « …pour nous Kimbanguistes, nous savons que papa Simon Kimbangu est le Saint-Esprit. Papa Dialungana est le Seigneur Jésus-Christ. C’est pour cette raison que nous célébrons la naissance du Christ le 25 mai. Ce n’est pas parce que ces personnes sont nées ici chez nous qu’ils ne nous conviennent pas. Je le répète qu’ils nous conviennent. D’ailleurs, ces vérités sont indéniables ».

  Le 24 décembre 1992 était aussi  la date de la demande du pardon du péché d’Adam et Eve par les fidèles kimbanguistes du monde entier car s’il ne  la demandait pas,  les Noirs connaîtront une recolonisation  sans précédent de trois siècles, disait le Chef spirituel, Joseph Diangienda. D’après les historiens, « l’Afrique est le berceau de l’humanité ». Cependant Son  Eminence le Chef spirituel, Joseph Diangienda avait révélé de son vivant que la république démocratique du Congo est le paradis terrestre. C’est-à-dire que c’est dans ce pays que les premiers hommes notamment Adam et Eve ont été créés par Dieu. Cette révélation affirme bien entendu que ces derniers étaient des Noirs. D’ailleurs l’un de cantique chanté par le Groupe Théâtrale kimbanguiste, le témoigne comme suit :
 
Nzambia mpungu : Dieu tout puissant
Wasema biabio : créateur de l’univers
Nkia nkanda kenina : dequelle race est-il ?
Kadi muntu wantete kavanga : puisque le premier homme qu’il a crée
Mufuani kiani yi tata Adamu : à son image est Adam
Ndombe kakala muamu afilika : il était Noir ici en Afrique
Nzambi kia nkanda kenina : Dieu est-il de quelle race ?

Refrain

Tata Simon : papa Simon [Kimbangu]
Bangudi afikua ya suekama : révélateur de mystère insondable
Nza ya nvimba : tout le monde entier
Munge yisa vuvamena : sera pacifié par toi.
Luenga ngeye ndombe (3 fois) : sois sage, toi l’homme noir
Nzambi kavanga mufuani kiani : Dieu t’a crée à son image.
 
La demande du pardon du péché originel dont le programme avait été élaboré  entièrement par Son éminence Joseph Diangienda avait pour mission le rétablissement de la liaison spirituelle coupée lorsque ces hommes  tombèrent dans le péché. Le fruit du mal consommé par ces hommes n’étaient autre chose que la sorcellerie, martèle-t-il. L’événement du 24 décembre 1992 avait été précédé  de programmes du 12 septembre, du 3 octobre et 12 octobre 1992 réglant la réconciliation des hommes entre eux.  Au cours  de cet événement du 24 décembre, les kimbanguistes s’étaient habillés en sac pour s’humilier devant Dieu.

Ce programme met donc  un terme à son pastorat comme si sa mission ultime ne consistait qu’à cet aboutissement puisque la concrétisation de cette demande du pardon s’est effectivement accomplie  sous la houlette de son successeur, le Chef spirituel, Salomon Dialungana Kiangani. Toutefois  voici le texte préparatif au sujet du jeûne auquel devait se soumettre  tout kimbanguiste : 

« Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Chers papas, mamans et mes enfants.
Avant de demander le pardon du péché de nos ancêtres, Adam et Eve, il nous est demandé de faire de grands sacrifices auxquels la Sainte Trinité prend plaisir. Ainsi l'homme doit divorcer avec Satan. Car l'homme se sépara de Dieu, - son créateur - dès qu'il pécha, en acceptant la sorcellerie, Genèse 3 : 5 - 7.
Du temps de Moïse, Dieu lui dit : "n'approche pas d'ici. Ote les souliers de tes pieds" c'est-à-dire, purifies-toi de tous les péchés.
Moïse se soumit à la recommandation de Dieu  en abandonnant tout ce qu'il avait hérité de la maison de Pharaon. Ainsi, l'Eternel se servit de lui. Au moment de sa mort, Satan disputa son corps, mais l'Eternel ne l'accepta pas, parce qu'il se dépouilla de tous ses péchés, Exodes 3 : 5; Jude 1 : 9. Lorsque les habitants de la ville de Ninive entendirent la parole de Dieu, ils se repentirent et ils se couvrirent de sacs. Alors l'Eternel Dieu regretta le mal qu'il avait résolu de leur faire. Ils furent sauvés, Jonas 3 : 8.
Ainsi, considérant la  gravité  du  péché  commis  par nos ancêtres, Adam et Eve, lequel nous sépara de Dieu, il nous est recommandé de faire un sacrifice, afin  de  plaire à  Dieu  le  Père, Dieu le Fils et  Dieu le   Saint-Esprit. Ce  sacrifice  consiste  à rompre définitivement avec le mal, conformément aux Ecritures Saintes selon Esaïe 58 : 6-7, 13-14.
Dieu dit: Voici le jeûne auquel je prends plaisir.
Détache les chaînes de méchanceté. C'est-à-dire:
 
a)Abandonnes la sorcellerie:
 
Magie, rose-croix, franc-maçonnerie, talisman, maïkari et toutes les sociétés secrètes. Confesse et remet ta sorcellerie: Livre, stylo, chaînes, bagues, mouchoirs, lunettes, montres, etc.        
Deutéronome 18 : 9-12; Lévitique 19 : 26-28, 20 : 1-17; Exode 20 : 3-5; Matthieu 6 : 24; Colossiens 3 : 5-6; Michée 3 : 3, 5-12; Apocalypse 22 : 15.

Divorces avec les morts et les esprits impurs qui sont dans l'eau et sur la terre. Lévitique 20 : 6 (Bible louis second). Evite les avortements. Ne vole pas. Ne commets pas d'adultère. Ne te prostitue pas. Ne te livre pas aux danses. Ne te querelles pas ni te bats.
Galate 5 : 19-21; Exode 20 : 3-16 ; Genèse 9 :1-5
Ezéchiel 33 : 26
 
b) Détaches les liens de servitude comme :
 
Les jeunes filles qui ne se marient pas; les jeunes gens qui n'ont pas de chance de trouver du travail; les couples qui n'ont de chance d'avoir des enfants; les gens rendus stériles. Libère les esprits des gens emprisonnés sous l'eau et sur les arbres et  de gibiers et plantes comestibles que tu as gardées d'une manière superstitieuse. Abandonne toute pratique magique pour gagner de l'argent.
Colossiens 3 : 5-7
Matthieu 3 : 8
Deutéronome 18 : 10-11
Exode 20 : 17
 
c) Evite l'égoïsme
 
Matthieu 25 : 30-36
1 Corinthiens 13 : 5-7
Libère les opprimés, laisses toute pratique nuisible à ton prochain. Partage ton pain avec celui qui a faim. Couvres celui qui est nu. Ne te détourne pas de ton semblable. Matthieu 19 : 19. Fais entrer dans ta maison les malheureux. Ne discutes pas ne doutes pas. Jacques 1 : 6. Payes toute dette contractée à autrui. Romains 13 : 8. Evite d'aller critiquer les autres, pas de faux témoignages contre le prochain. Exode 20: 16.
 
d) Sanctifies le jour de Dimanche (Sabbat)
 
Ne fais aucun ouvrage. Exode 20 : 8 - 11. Reposes-toi le jour du seigneur et glorifies le seigneur ton Dieu. Respectes le jour de dimanche, ne te conduis pas selon ta propre volonté en cherchant tes intérêts égoïstes et ne te querelles pas inutilement.        Jérémie 17 : 21-24
Néhémie 10 : 32
 
e) Quelques précautions relatives au jeûne
 
Notre Seigneur Jésus-Christ nous enseigne dans l'évangile de Saint Matthieu 6: 18 l'attitude pendant le jeûne que voici: lorsque tu jeûnes; n'affiches pas un air triste, c'est-à-dire prends soin de tout ton corps comme à l'ordinaire entrain de jeûner; ne fais point du bruit à l'Eglise. 
Matthieu 21 : 21-13
1 Timothée 2 : 1-4
Si tu te déchaînes définitivement du joug de Satan en mettant fin aux menaces et aux propos injurieux à l'endroit de ton prochain tu appelleras et l'Eternel te dira : Me voici. Esaïe 8 : 9.
Voilà, chers papas, mamans et  chers enfants, le genre de sacrifice auquel Dieu le Père, le Fils et Saint-Esprit prennent plaisir. Je sais que c'est difficile, mais faisons la volonté de Dieu, afin qu'il puisse nous exaucer, en vue de libérer le monde entier des liens de Satan, surtout l'homme noir.
Proverbe 1 : 7-9
Ecclésiastes 11 : 8 - 10, 3 : 9.
Que le Très Haut vous comble de toute force pour que nous puissions triompher.
Que la paix et la grâce du seigneur soient avec vous !
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Fait à Kinshasa, le 17 mai 1992
Son Eminence Diangienda Kuntima
Chef spirituel.
 
Tout compte fait, la date du 24 décembre est celle du triomphe de la mission de Simon Kimbangu sur la terre étayée par ses disciples. Cette victoire se  résume par la reconnaissance de l’Eglise kimbanguisme, une Eglise non violente dotée d’un potentiel spirituel inestimable et parfaitement indépendante avec une vision innovante du christianisme.
Le Groupe Théâtrale kimbanguiste, bien que dirigé par un président désigné par le Chef spirituel, occupe une place prépondérante au sein d’Eglise. La soirée spirituelle qu’il a donné naissance contribue non seulement à consolider la foi des fidèles, à « kimbanguiciser » c’est-à-dire  à convertir à la religion  kimbanguiste mais aussi a été d’une grande utilité pour les préparatifs spirituels de la demande du pardon  du péché d’Adam et Eve.


[1]. M. SINDA, SIMON KIMBANGU, prophète et martyr zaïrois, ABL, Paris, 1977. p.45
2.  J. DIANGIENDA, Histoire du kimbanguime, p.306
[3]. Rapport d’enquête de Léon Morel à N’kamba du 11 mai 1921
[4] . Idem 5. W. HEINTZE-FLAD, L’Eglise kimbanguiste, une Eglise qui chante et prie, Leider 1978. p.4  
[6]. BAMBUENE-BA-PFUTI,l’apport du kimbanguisme à l’indépendance du Zaïre, mémoire CIDEP, 1977, p.9  
[7]. Dans ce cantique tata signifie papa.
[8]. M.-F. CROS et F. MISSER, Géopolitique du Congo (RDC), Complexes 2006, p.76-77.

 

 


Narcisse LUZITISA DIAMBU
Preski - Saint-Ouen
Paris, le 19 déc.07









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