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LA
DATE DU 24 DECEMBRE DANS LA TRADITION KIMBANGUISTE
Simon
Kimbangu est le fondateur du kimbanguisme. Son
ministère a débuté par
la tenue d’un culte matinal le 06 avril 1921 à
N’kamba. Cependant, ce n’est
pas le culte qui a vulgarisé son œuvre,
c’est
plutôt son premier miracle réalisé
à Ngombe Kinsuka à cette même date, en
guérissant
une femme, Nkiantondo, qui avait le pied
dans la tombe. A la suite de ce miracle,
Simon Kimbangu chrétien
irréprochable et exemplaire pour ses
coreligionnaires de la mission
baptiste de Ngombe Lutete, a vu sa renommée faire boule de
neige.
Aux environs
de
N’kamba, le renom de Simon Kimbangu va encore
inquiéter davantage les
missionnaires blancs lorsqu’il a ressuscité une
jeune fille, Dina, âgée
d’environ 15 ans, venue de la localité de Tumba,
décédée depuis trois jours
dont le cadavre présenté
déjà des
indices de décomposition. Cette résurrection
était assimilable à celle que
Jésus-Christ opéra pour ressusciter Lazare.
Dès lors l’affluence de populations
vers N’kamba n’était plus à
compter
puisque cette guérison a provoqué
assurément une frénésie de la
population de la région, comme l’écrit
Martial Sinda : « …
ces
hommes et ces femmes qui se pressent à N’kamba par
millier pour le voir, le
toucher, l’entendre. On vient de partout.
De Kinshasa et Matadi par trains
entiers. Mais aussi par les routes, en longs cortèges.
D’un village à l’autre
la foule augmente ([1])
». Etant donné que les activités
religieuses de
N’kamba commençaient à
déboussoler profondément
l’économie de la région
du fait que la population abandonnait les
activités économiques au profit de
N’kamba comme l’affirme également Joseph
Diangienda : « Au point de vue
économique, les répercussions des
afflux des populations n'allaient pas tarder à se faire
sentir. En effet, les
désertions dans les lieux de production ou de service ne
pouvaient plus se
compter, en dépit des mesures prises par les
autorités pour les prévenir ou
tout au moins les limiter. Kinshasa, Matadi, Thysville et bien d'autres
villes
situées le long de la voie ferrée
étaient cruellement affectées : domestiques,
ouvriers, travailleurs de plantations, bureaucrates, artisans, tous se
rendaient à N’kamba». ([2])
Cela tombait
à
pic de multiplier les plaintes contre
Simon Kimbangu afin de le séquestrer. Après une
mission d’enquête effectuée
par Leon Morel en mai
1921 en vue de s’enquérir exactement de la
situation prévalent à N’kamba. Ce
dernier conclut que : « Le mouvement de
N’kamba, d’allure fétichiste,
se répand et fait tâche d’huile. Le
souci de l’ordre et de la tranquillité
exige impérieusement qu’il y soit mis fin dans le
calme mais sans retard.
Kimbangu, troublant par ses agissements la tranquillité
publique, doit d’une façon
ou d’une autre être écarté de
son champ d’action et mis en observation dans un
hôpital, suffisamment éloigné, pour le
mettre dans l’impossibilité de rester en
relation avec son entourage actuel ([3])».
Il était décidé que Simon
Kimbangu soit
arrêté le 6 juin 1921,
hélas lorsque
l’administrateur accompagné de ses
soldats y apparaissent,
Simon réussit à s’éclipser
pour entamer un ministère de prédication et de
guérison dans la clandestinité, se
déplaçant
de localité en localité. Toutefois avec la
complicité des chefs de certaines
localités, il établit son quartier
général à
Mbanza Nsanda, terre qui lui a servi de havre de paix pendant toute sa
retraite
sachant que l’autorité coloniale le recherchait
activement en organisant des
patrouilles militaires de nuit comme de jour dans la brousse.
Le 12 septembre
1921,
estimant avoir accompli sa mission autour de
N’kamba et ses environs, il résolut de se rendre
dans son village. En effet,
avant de quitter Mbanza Nsanda, il a d’emblée
commencé à exhorter ses disciples
présents sur les
événements qui allaient
irrémédiablement se réaliser
tels que la construction d’un temple à
N’kamba au moment fixé par le Seigneur
et surtout son fameux discours
établissant à la fois
l’émancipation de
l’homme noir, sa réhabilitation et
l’égalité fonctionnelle de toutes les
races
du monde, en ces termes :
« dans les jours à venir, les Noirs
deviendront des Blancs et des
Blancs deviendront des Noirs, etc. ».
Une telle allocution prédisant des
réalités inexorables dans l’espace
était viscéralement inquiétante pour
le
colonisateur et était porteuse de nombreux chambardements
dans les terres
colonisées aussi bien au Congo et en Afrique en particulier,
mais également
dans le monde entier en général. Pour
Léon Morel, « Simon Kimbangu
était le visionnaire de
N’kamba ». ([4]) En
revanche pour la population locale, Simon Kimbangu
était considéré comme
un prophète, un sauveur, un roi, un messie, un
envoyé divin, etc. En arrivant à
N’kamba, il a continue son œuvre. Comme le
témoigne wilfred
HEINTZE : « Tout en
guérissant de nombreux
malades, et en faisant relever même des morts au nom de
Jésus-Christ, Kimbangu
prêcha l’évangile dans toute sa
pureté et sa force. Les aveugles qui voyaient,
les paralytiques qui se mettaient à sauter
étaient le signe éclatant que le
Christ était venu avec sa puissance libératrice,
qu’il avait confiée à un Noir,
un simple paysan sans instruction particulière.
C’était la preuve irréfutable
que Dieu aime les Noirs tout autant que les Blancs, et qu’il
leur confie une
mission libératrice dans ce monde ([5])».
C’est au
crépuscule que l’adjudant Snoeck s’y est
présenté pour arrêter
Simon Kimbangu. Ce dernier et ses disciples n’ont
opposé aucune une résistance
et seront tout de suite acheminés à Thysville.
Ses disciples ont été
condamnés à
des peines allant de deux à vingt ans de
servitude pénale tandis que Simon
Kimbangu, lui-même, est condamné à la
peine de mort et les frais du procès à
charge de la colonie. Pendant tout ce temps, ils sont toujours
incarcérés à
Thysville. C’était alors le 19
novembre 1921que Sa majesté le roi
Albert Ier tranche en commuant la peine capitale en peine
d’emprisonnement à
vie. D’où, une décision sera
prise de le
conduire à Elisabethville. Il est indubitable
que le transfert de Simon Kimbangu
dans cette province plonge tout un peuple dans le désarroi
et consternation.
Dès lors
débuta une longue période de chasse aux adeptes
de Kimbangu
pour déstabiliser le mouvement pendant 38 ans. Or
malgré les mesures draconiennes
prises par le pouvoir colonial de reléguer des
fidèles à travers l’ensemble du
Congo, cela n’a fait que répandre
l’enseignement de Simon Kimbangu car les
relégués devenaient les propagandistes de la
nouvelle foi. Excepté ceux qui ont
été condamnés avec le leader du
mouvement, toutes les déportations qui ont
suivi se feront d’une manière arbitraire et sans
jugement.
Après les
atrocités subies par 150 000 personnes du
fait de leur appartenance au mouvement
kimbanguiste, la Belgique reconnaît l’Eglise
kimbanguiste le 24 décembre 1959,
six mois avant l’indépendance du Congo belge
à la suite des revendications de
membres qui n’hésitaient pas de se
réunir clandestinement pour parler de
l’avenir du mouvement et de
ses détenus. « Notons que le choc
antithétique qu’il [Simon Kimbangu] a
provoqué, annonçant d’un
côté la chute du règne du colonisateur
et de l’autre,
la libération de son peuple, il est permis
d’affirmer que son apport a été
grand dans l’avènement du 30 juin 1960 ([6])», date de la
proclamation de l’indépendance
de la république démocratique du Congo, ex Congo
belge. Pays dont la
superficie ressemble presque à l’actuelle Europe
de 27.
Cette date
marquant la
reconnaissance méritée de l’Eglise de
Jésus-Christ sur la terre par son envoyé
spécial Simon Kimbangu voit concomitamment la
création du groupe théâtrale
kimbanguiste, GTKI en abrégé. Ce groupe joue un
rôle non de moindre importance
dans l’édification de l’Eglise.
Longtemps, dirigé par monsieur Banimbadio, son
président. Ce groupe qui a vu le joue en
république démocratique du Congo, a
finit par s’essaimer dans tous les pays du monde
où les activités de l’Eglise
se développent. Ce groupe très actif
dont le tout premier rôle concerne non seulement la
présentation
théâtrale des événements
caractérisant les récits bibliques, la vie du
fondateur de l’Eglise, ses chefs spirituels et autres faits
édifiants la foi
des fidèles kimbanguistes ; mais aussi de chanter
des cantiques glorifiant
Dieu et ceux qui prophétisent et
révèlent le mystère divin au sein de
l’Eglise.
Ses membres comme ceux des autres groupes
sont aussi contributeurs tant financiers
que matériels dans l’érection de
l’Eglise.
Quoi qu’il
en
soit, à l’occasion des dates mémorables
de l’Eglise, les
fidèles se rendent massivement à
N’kamba. C’est le cas le 25 décembre
1988, à
l’époque lorsque l’Eglise
célébrait la nativité à
cette date. La communauté kimbanguiste
était endeuillée puisque
trente six acteurs de GTKI en pèlerinage à la
cité sainte de N’kamba firent un accident de
circulation dans le Bas Congo. Ce
drame fit le début de séjour de Cinq
mois
de N’kamba du chef spirituel assisté de ses deux
adjoints, période
allant du 25 décembre 1988 au 27 mai 1989. Cette
période de 156 jours sera très
décisive pour l’Eglise. Dès son retour
à Kinshasa, il décide l’ouverture de la
soirée spirituelle au profit du corps
ecclésiastique. Soirée au cours de laquelle
les ecclésiastiques s’exhortent mutuellement sous
sa supervision afin de
préparer les encadreurs de la soirée spirituelle
pour le reste de fidèles à partir du 31
janvier 1991 d’abord à Kinshasa,
avant de s’étendre dans d’autres pays.
Au sein de
l’Eglise, les cantiques inspirés et non
composés, les
messages du chef spirituel et les écrits bibliques sont
considérés comme les
paroles d’évangile. Voici un des cantiques ([7]) du Groupe
Théâtrale Kimbanguiste
révélant le
mystère divin :
« Soprano
Na
mobu yaliboso : pour la
première fois
Nzambe
akitela ka : Dieu est venu
(descendu)
Okati
ya muana na ye : à
travers
son Fils
Tenor
Nkolo
yesu : Jésus-Christ
Soprano
Likolo
etikalaka pampa : le ciel
est reste vide
Kino
mokolo batiyakaye na ekuluzu : jusqu’à
ce qu’il a été crucifié.
Basse
Apesaki
elak’a ete : il a
donné
sa promesse
Akosenga
na tata na ye : qu’il
allait
demander à son père
Mpo
atindela biso mobisi (2fois) : pour qu’il
nous envoie un sauveur
Soprano
Namobu
yakotomoko nakama Libua na tuku mibale na moko : en 1921
Tenor
Awa
ose : sur la terre
Soprano
Nzambe
akitaka : Dieu est descendu
Kati
na molimo santu yende tata Kimbangu : à travers,
le Saint Esprit, tata
Simon Kimbangu
Tenor
N'afrika : en Afrique
Soprano
Likolo
etikalaka pamba : le ciel
était resté vide
Naliwa
naye : à sa mort
Asekuaki
okati ya ba muala : il est
ressuscité parmi ses fils
Tenor
Misato : les trois
Kino
mokolo yalelo’oyo : jusqu’à
ce jour
Likolo
etikala pampa : le ciel est
resté vide
Nkolo
nzambe akita ose : Dieu tout
puissant est
descendu sur la terre
Basse
Basusu
bazali kolukela : certains
cherchent
Nzambe
nalola : Dieu au ciel
Nzoka
nde akitaka ose : or il est
descendu sur
la terre
Azali
koliya na biso : il mangue
avec nous
Azali
koloba na biso : il parle
avec nous
Amibombi : il s’est
caché
Alingi
komimonisa te (2fois) : il
ne veut pas se
dévoiler
Soprano
Namobu
ya koto moko Nakama libua natuku mibale namoko : en 1921
Tenor
Awa
ose : sur la terre
Soprano
Nzambe
akitaka Katina molimo santu yende tata
Kimbangu : Dieu est descendu
à travers le Saint Esprit qu’est tata
Kimbangu
Refrain
Soprano
Tata
Diangienda Kuntima yonde Nzambe ya solo : Papa Diangienda
Kuntima, toi, le
vrai Dieu
Tata
Dialungana Kiangani yonde Nzambe ya solo : Papa Dialungana
Kiangani,
toi le vrai Dieu
Tata
Kisolokele yonde nzambe ya loso : Papa Kisolokele, toi
le vrai Dieu
Bino
nde botumbaka Sodoma na Gomora : c’est vous
qui avez détruit Sodome et Gomorrhe
Bolingaka
komibomba : vous aviez
voulu vous
cacher
Biso
toyebi bino : nous vous
connaissons
Bino
bosali nzela yalobiko(2fois) : vous êtes le
chemin de la vie
Tenor
Tokolanda
bino : nous vous suivrons
».
Parmi ces
révélations figurent également celle
selon laquelle l’Eglise
kimbanguiste est descendue du ciel et que ses dirigeants
particulièrement les
trois fils de Simon Kimbangu comme étant les trois personnes
de la divinité
céleste et que ses fidèles [les vrais
kimbanguistes] sont des anges. De même
Salomon Dialungana peu avant sa mort s’est
révélé être le Christ. Or
ces
affirmations n’enchantent pas l’Eglise catholique
du Congo car depuis la
mi-2004, « l’Eglise kimbanguiste a
cessé d’être
considérée par les
catholiques comme une Eglise chrétienne en raison de sa
décision de considérer
les trois fils du prophète - qui se
succédèrent à la direction de son
Eglise - comme les trois personnes de
la sainte Trinité ([8])».
Ainsi le 9 juillet
2004,
lors du culte commémoratif de la mort de
Joseph Diangienda à N’kamba, le nouveau
chef spirituel et représentant légal de
l’Eglise, Simon Kimbangu Kiangani,
exhorte les fidèles en ces
termes : « …pour nous
Kimbanguistes,
nous savons que papa Simon Kimbangu est le Saint-Esprit. Papa
Dialungana est le
Seigneur Jésus-Christ. C’est pour cette raison que
nous célébrons la naissance
du Christ le 25 mai. Ce n’est pas parce que ces personnes
sont nées ici chez
nous qu’ils ne nous conviennent pas. Je le
répète qu’ils nous conviennent.
D’ailleurs, ces vérités sont
indéniables ».
Le 24
décembre 1992 était aussi la date de la
demande du pardon du péché
d’Adam et Eve par les fidèles kimbanguistes du
monde entier car s’il ne la demandait
pas, les Noirs connaîtront une
recolonisation sans précédent de trois
siècles, disait le
Chef spirituel, Joseph Diangienda. D’après les
historiens, « l’Afrique est
le berceau de l’humanité ».
Cependant Son
Eminence le Chef spirituel, Joseph Diangienda avait
révélé de son vivant
que la république démocratique du Congo est le
paradis terrestre. C’est-à-dire
que c’est dans ce pays que les premiers hommes notamment Adam
et Eve ont été
créés par Dieu. Cette
révélation affirme bien entendu que ces derniers
étaient
des Noirs. D’ailleurs l’un de cantique
chanté par le Groupe Théâtrale
kimbanguiste,
le témoigne comme suit :
Nzambia
mpungu : Dieu tout puissant
Wasema
biabio : créateur de
l’univers
Nkia
nkanda kenina : dequelle
race est-il ?
Kadi
muntu wantete kavanga : puisque
le premier
homme qu’il a crée
Mufuani
kiani yi tata Adamu : à
son image
est Adam
Ndombe
kakala muamu afilika : il
était
Noir ici en Afrique
Nzambi kia nkanda
kenina : Dieu est-il de
quelle race ?
Refrain
Tata Simon : papa Simon [Kimbangu]
Bangudi
afikua ya suekama : révélateur
de mystère insondable
Nza
ya nvimba : tout le monde
entier
Munge
yisa vuvamena : sera
pacifié par toi.
Luenga
ngeye ndombe (3 fois) : sois
sage, toi
l’homme noir
Nzambi
kavanga mufuani kiani : Dieu
t’a
crée à son image.
La
demande du pardon du péché originel dont le
programme avait été
élaboré entièrement par Son
éminence Joseph Diangienda
avait pour mission le rétablissement de la liaison
spirituelle coupée
lorsque ces hommes tombèrent dans le
péché. Le fruit du mal
consommé par ces hommes n’étaient autre
chose que la sorcellerie, martèle-t-il.
L’événement du 24 décembre
1992 avait été
précédé de programmes du 12
septembre, du 3 octobre
et 12 octobre 1992 réglant la réconciliation des
hommes entre eux. Au cours de cet
événement du 24 décembre, les
kimbanguistes s’étaient habillés en sac
pour s’humilier devant Dieu.
Ce programme met donc un terme à son
pastorat comme si sa mission
ultime ne consistait qu’à cet
aboutissement puisque la concrétisation de cette demande du
pardon s’est
effectivement accomplie sous la houlette
de son successeur, le Chef spirituel, Salomon Dialungana Kiangani.
Toutefois voici le texte préparatif au sujet du
jeûne
auquel devait se soumettre tout
kimbanguiste :
« Au
nom du Père, du Fils et du
Saint-Esprit.
Chers papas,
mamans et
mes enfants.
Avant
de demander le
pardon du péché de
nos ancêtres, Adam et Eve, il nous est demandé de
faire de grands sacrifices
auxquels la Sainte Trinité prend plaisir. Ainsi l'homme doit
divorcer avec
Satan. Car l'homme se sépara de Dieu, - son
créateur - dès qu'il pécha, en
acceptant la sorcellerie, Genèse 3 : 5 - 7.
Du temps de
Moïse, Dieu lui dit : "n'approche pas d'ici. Ote les souliers
de tes
pieds" c'est-à-dire, purifies-toi de tous les
péchés.
Moïse se
soumit
à la recommandation de Dieu en abandonnant tout ce
qu'il avait hérité de
la maison de Pharaon. Ainsi, l'Eternel se servit de lui. Au moment de
sa mort,
Satan disputa son corps, mais l'Eternel ne l'accepta pas, parce qu'il
se
dépouilla de tous ses péchés, Exodes 3
: 5; Jude 1 : 9. Lorsque les habitants
de la ville de Ninive entendirent la parole de Dieu, ils se repentirent
et ils
se couvrirent de sacs. Alors l'Eternel Dieu regretta le mal qu'il avait
résolu
de leur faire. Ils furent sauvés, Jonas 3 : 8.
Ainsi,
considérant la
gravité du
péché
commis par nos ancêtres, Adam et
Eve, lequel nous sépara de Dieu, il nous est
recommandé de faire un sacrifice,
afin de
plaire à Dieu le
Père, Dieu le Fils et Dieu
le Saint-Esprit. Ce sacrifice
consiste à rompre
définitivement avec le mal,
conformément aux Ecritures Saintes selon Esaïe 58 :
6-7, 13-14.
Dieu
dit: Voici
le jeûne auquel je prends plaisir.
Détache
les
chaînes de méchanceté.
C'est-à-dire:
a)Abandonnes
la sorcellerie:
Magie,
rose-croix, franc-maçonnerie, talisman, maïkari et
toutes les
sociétés secrètes. Confesse et remet
ta sorcellerie: Livre, stylo, chaînes,
bagues, mouchoirs, lunettes, montres,
etc.
Deutéronome
18 : 9-12; Lévitique 19 : 26-28, 20 : 1-17; Exode 20 : 3-5;
Matthieu 6 : 24;
Colossiens 3 : 5-6; Michée 3 : 3, 5-12; Apocalypse 22 : 15.
Divorces
avec les morts et les esprits impurs qui sont dans l'eau et
sur la terre. Lévitique 20 : 6 (Bible louis second). Evite
les avortements. Ne
vole pas. Ne commets pas d'adultère. Ne te prostitue pas. Ne
te livre pas aux
danses. Ne te querelles pas ni te bats.
Galate
5 : 19-21;
Exode 20 : 3-16 ; Genèse 9 :1-5
Ezéchiel
33 : 26
b)
Détaches
les liens de servitude comme
:
Les
jeunes filles qui ne se marient pas; les jeunes gens qui n'ont pas
de chance de trouver du travail; les couples qui n'ont de chance
d'avoir des
enfants; les gens rendus stériles. Libère les
esprits des gens emprisonnés sous
l'eau et sur les arbres et de gibiers et
plantes comestibles que tu as gardées d'une
manière superstitieuse. Abandonne
toute pratique magique pour gagner de l'argent.
Colossiens
3 :
5-7
Matthieu
3 : 8
Deutéronome
18 :
10-11
Exode
20 : 17
c)
Evite
l'égoïsme
Matthieu
25 :
30-36
1
Corinthiens 13
: 5-7
Libère
les
opprimés, laisses toute pratique nuisible à ton
prochain. Partage ton pain avec
celui qui a faim. Couvres celui qui est nu. Ne te détourne
pas de ton
semblable. Matthieu 19 : 19. Fais entrer dans ta maison les malheureux.
Ne
discutes pas ne doutes pas. Jacques 1 : 6. Payes toute dette
contractée à
autrui. Romains 13 : 8. Evite d'aller critiquer les autres, pas de faux
témoignages contre le prochain. Exode 20: 16.
d)
Sanctifies
le jour de Dimanche (Sabbat)
Ne
fais aucun ouvrage. Exode 20 : 8 - 11. Reposes-toi le jour du
seigneur et glorifies le seigneur ton Dieu. Respectes le jour de
dimanche, ne
te conduis pas selon ta propre volonté en cherchant tes
intérêts égoïstes et ne
te querelles pas
inutilement.
Jérémie 17 : 21-24
Néhémie
10 : 32
e)
Quelques
précautions relatives au jeûne
Notre
Seigneur Jésus-Christ nous enseigne dans
l'évangile de Saint
Matthieu 6: 18 l'attitude pendant le jeûne que voici: lorsque
tu jeûnes;
n'affiches pas un air triste, c'est-à-dire prends soin de
tout ton corps comme
à l'ordinaire entrain de jeûner; ne fais point du
bruit à l'Eglise.
Matthieu
21 :
21-13
1
Timothée 2 :
1-4
Si
tu te
déchaînes définitivement du joug de
Satan en mettant fin aux menaces et aux
propos injurieux à l'endroit de ton prochain tu appelleras
et l'Eternel te dira
: Me voici. Esaïe 8 : 9.
Voilà,
chers papas, mamans et
chers enfants, le genre de sacrifice auquel Dieu le Père, le
Fils et
Saint-Esprit prennent plaisir. Je sais que c'est difficile, mais
faisons la
volonté de Dieu, afin qu'il puisse nous exaucer, en vue de
libérer le monde
entier des liens de Satan, surtout l'homme noir.
Proverbe
1 : 7-9
Ecclésiastes
11 :
8 - 10, 3 : 9.
Que
le Très Haut
vous comble de toute force pour que nous puissions triompher.
Que
la paix et la grâce du seigneur soient avec vous !
Au
nom du Père,
du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Fait
à Kinshasa, le 17 mai 1992
Son
Eminence Diangienda Kuntima
Chef
spirituel.
Tout
compte fait, la date du 24 décembre est celle du triomphe de
la
mission de Simon Kimbangu sur la terre étayée par
ses disciples. Cette victoire
se résume par la reconnaissance de
l’Eglise
kimbanguisme, une Eglise non violente dotée d’un
potentiel spirituel
inestimable et parfaitement indépendante avec une vision
innovante du
christianisme.
Le
Groupe Théâtrale kimbanguiste, bien que
dirigé par un président
désigné par le Chef spirituel, occupe une place
prépondérante au sein d’Eglise.
La soirée spirituelle qu’il a donné
naissance contribue non seulement à
consolider la foi des fidèles, à
« kimbanguiciser »
c’est-à-dire à convertir
à la religion kimbanguiste mais aussi a
été d’une grande
utilité pour les préparatifs spirituels de la
demande du pardon du péché
d’Adam et Eve.
[1].
M. SINDA, SIMON
KIMBANGU, prophète et martyr zaïrois, ABL, Paris,
1977. p.45
2.
J.
DIANGIENDA, Histoire du kimbanguime, p.306
[3].
Rapport d’enquête de Léon Morel
à N’kamba du 11 mai
1921
[4]
. Idem 5.
W. HEINTZE-FLAD,
L’Eglise kimbanguiste, une Eglise qui chante et prie, Leider
1978. p.4
[6].
BAMBUENE-BA-PFUTI,l’apport
du kimbanguisme à l’indépendance du
Zaïre, mémoire CIDEP, 1977, p.9
[7].
Dans ce cantique tata signifie papa.
[8]. M.-F. CROS
et F. MISSER, Géopolitique du Congo (RDC), Complexes 2006,
p.76-77.
Narcisse
LUZITISA DIAMBU
Preski - Saint-Ouen
Paris, le 19 déc.07
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